Généalogie : 6 choses que je ferais différemment

Après plus de vingt ans de pratique de la généalogie, je trouve encore dans mon fichier des anomalies, des manques, bref des erreurs de jeunesse. Si j’avais la possibilité de m’écrire rétrospectivement, quels seraient les conseils que je me prodiguerais ?


Conseils pour débuter sa généalogie

 

Actuellement, j’ai l’impression de passer mon temps libre à nettoyer mon fichier généalogique. Cela ressemble aux westerns de mon enfance, plus je fais le ménage, et plus j’en trouve à nettoyer. Ce n’est pas possible, il y a un ancêtre farceur dans mon logiciel qui en ajoute au fur et à mesure !

Des erreurs, à mes débuts, j’en ai fait beaucoup. Alors quels conseils pourrais-je donner à la généalogiste débutante que j’étais il y a vingt ans ?

1. Tous les documents, tu transcriras. Encore aujourd’hui, lorsque je dois transcrire un document de plusieurs pages, je soupire à l’avance. Généralement, plus il y a de pages, plus ils sont mal écrits. Avec l’expérience, je sais que ce moment sera finalement gagnant. Non seulement, j’aurai continué à améliorer mon niveau en paléographie, mais aussi, je serai au fait de toutes les dates, tous les noms et évènements cités. Combien de fois, en reprenant un acte que je n’avais pas transcrit, j’ai découvert un élément important pour la poursuite des recherches !

 

2. L’information où tu l’as trouvée, tu noteras. Remplir son arbre avec des noms et des dates, c’est bien. Mais lorsqu’il faut retourner sur la source pour vérifier, noter l’origine de l’information, c’est mieux. Qu’il s’agisse d’une information trouvée sur une généalogie en ligne, sur un site d’Archives, il faut tout noter : le lien vers la source, le numéro de vue, … Cela peut sembler fastidieux au début. Nous sommes emballés par nos recherches, voulons remonter rapidement dans notre arbre. Toutefois, prendre le temps de relever ses sources est une stratégie payante sur le futur. Croyez-moi.

 

3. L’information que tu n’as pas trouvée, tu noteras. Vous avez bien lu. Vous documenterez également ce que vous n’avez pas trouvé. Pourquoi ? Pour éviter de recommencer une recherche qui sera infructueuse, dans le cas de documents détruits, ou pour relancer une recherche, car à l’époque de votre première consultation, les documents n’étaient pas disponibles. Notez et justifiez pourquoi vous n’avez pas trouvé. Vous pouvez le faire directement dans votre logiciel ou dans un journal de recherches.

 

4. Des images de tes recherches, tu captureras. Vous avez relevé la date du décès sur la pierre tombale du caveau familial ? Très bien. Mais vous n’arrivez pas à trouver l’acte de décès correspondant ? Le problème vient peut-être d’une erreur de notation. Sans photo, il vous sera difficile de vérifier.

4 bis. Tes images correctement, tu nommeras. Petit ajout utile : si vous prenez des photos, mais que vous les laissez traîner dans votre dossier sous leur nom d’origine, IMGxxxxxx, je vous souhaite bonne chance pour retrouver la bonne photo, au bon moment, à moins que vous ne saisissiez toutes les informations dans les méta-données.

 

5. Les photos de famille tout de suite, tu identifieras. Après avoir annoncé fièrement à votre famille que vous commenciez à vous pencher sur la vie de vos ancêtres, vous voici promu officiellement historien familial. À ce titre, une partie de la famille vous confie des photographies, pour certaines datant d’un autre siècle, voire de deux… Ne les mettez pas de côté en attendant d’avoir du temps. Alors que nos ancêtres nous attendent des centaines d’années pour être de nouveau réveillés, nous courrons après le temps. Le temps est notre ami, il faut savoir prendre son temps pour mener à bien les recherches, mais il est aussi notre ennemi. Ce n’est que lorsque la personne qui détenait le savoir disparaît, que nous regrettons de ne pas avoir pris le temps de lui demander qui étaient les personnes sur les photos. N’attendez pas. Lorsqu’un membre de votre famille vous remet une ou plusieurs photos, cherchez tout de suite avec elle à identifier les personnages.

 

6. L’arbre de ton cousin, tu ne fusionneras point. Lorsque nous commençons notre généalogie, nous sommes tout à notre joie de trouver des cousins. Qui plus est, des cousins bienveillants qui se proposent de nous envoyer leur généalogie sous format GedCom. Nous sommes encore naïfs, nous ne nous méfions pas, nous intégrons le fichier GedCom dans notre généalogie, et là, c’est le drame, ou presque. Non seulement, nous n’avons pas pensé à faire une sauvegarde de notre fichier avant intégration, au cas où, mais en plus, notre cousin n’est pas très porté sur les vérifications, et a une tendance à l’exagération. Notre arbre remonterait jusqu’à Imhotep ? Vraiment ?! Bref, nous voici avec un arbre généalogique qu’il va falloir nettoyer.

 

Conseils pour bien débuter sa généalogie

 

Généalogiste débutant, ou pas, je vous recommande chaleureusement ces conseils.

Cette liste n’est pas exhaustive… Quels seraient les conseils que vous donneriez à votre moi jeune généalogiste ?