#ChallengeAZ : F comme formation

Autodidacte, apprenti, étudiant, tous ont en commun la formation. Il existe différentes façons d’apprendre, et que l’on soit professionnel ou amateur, la maîtrise du sujet reste importante. Comment y parvenir ?

J’aurais pu commencer le challengeAZ avec le A comme Apprendre. J’adore apprendre, curieuse de tout, je lis tout ce qui me passe sous la main, au risque dès fois, de ne plus savoir d’où je tiens telle ou telle information ! Mais, ce n’est pas grave, car j’aurai fait une découverte, appris quelque chose de nouveau.

Vous voyez le lien avec la généalogie ?

Sans s’intéresser à l’histoire familiale ou locale, le simple fait de remonter dans son arbre, nous fait faire de nouvelles découvertes : qui d’un prénom, qui d’un terme ancien, qui d’un métier.

Apprendre, c’est bien, encore faut-il apprendre correctement.

Apprendre des listes de mots, les rabâcher sans cesse, sans forcément les comprendre, ni être capable de les replacer dans un contexte, ne sert pas à grand chose, si ce n’est à rien. Apprendre une liste de mots, leur(s) définition(s), et comment les placer dans une phrase, cela est plus utile. Pour ce faire, il faut un guide, que ce soit un enseignant, un formateur ou un auteur.

Lorsque j’ai décidé de sauter le pas, et de devenir généalogiste professionnelle, je me suis interrogée sur ma plus grande faiblesse. La réponse fut rapide : la paléographie. À l’époque, j’avais un vrai blocage avec ces écritures anciennes, impossible de me mettre en tête que cette lettre en forme de v ou de z, selon l’époque, n’en était pas un, mais un r. J’ai naturellement décidé de suivre une formation. Mon choix s’est porté sur la formation proposée par la Revue Française de Généalogie, avec Pierre-Valéry Archassal. Bien m’en a pris. J’avais certes des bases, mais quand on apprend seul, on finit par acquérir de mauvais automatismes. Non seulement, ai-je pu corriger ces défauts, mais aussi apprendre des astuces qui me sont utiles au quotidien.

De l’autre côté du miroir

Si je continue à me former, via des livres, des formations en ligne, j’ai aussi le plaisir de former.

2015_rfg-formation

J’interviens régulièrement pour la Revue Française de Généalogie, j’ai aussi animé des ateliers à la médiathèque d’Eaubonne, je viens de terminer un atelier d’initiation à la généalogie à Sens, et j’ai un projet qui, je l’espère, se concrétisera à la rentrée.

J’aime ce rôle de formatrice. J’avais déjà assuré ce rôle dans une autre vie, où je formais des chefs de projet à l’utilisation d’un logiciel spécialisé.

Il y a la préparation : ai-je oublié quelque chose ? Aurai-je le temps pour tout dire ? Ne vais-je pas les noyer sous un flot d’informations ?  Puis vient le stress de la découverte du groupe, sera-t-il homogène ? Hétérogène ? Et enfin, le saut libérateur, où la passion reprend le dessus et fait oublier tous les tracas.

Être formateur demande une grande souplesse, car j’estime que c’est à l’enseignant de s’adapter, et non à l’enseigné. C’est aussi pour cela que je propose des formations aux particuliers. Après une étude du présent (sorte d’état des lieux), et l’estimation commune des besoins, j’établis un plan adapté à chaque besoin.

Est-ce qu’en devenant formateur, on arrête de se former ? Non, bien au contraire ! Il y aura toujours LA question qui vous fera plonger dans les livres ou sur Internet pour trouver la réponse.

Apprendre et donner envie d’apprendre, c’est ce que j’aime dans mon métier.