#challengeAZ : G comme générations

Génération 18, Sosa 202 753, des chiffres qui donnent le vertige à bien y penser. Cela en devient irréel, et pourtant. 

Sans ces 202 752 ancêtres, sans ces 17 générations précédentes, ma fille ne serait pas à mes côtés, à me demander de lui montrer la photo de son arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père.

Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Où cours-je ? Dans quel état j’ère ? Autant de questions que je me pose régulièrement.

J’ai longtemps hésité dans le choix du titre. G comme généalogie ou G comme générations ? Après tout, n’est-ce pas la même chose ?

Je suis sans cesse émerveillée en pensant à tous ces ancêtres qui m’ont précédée, à tous ces ancêtres qui ont permis que je sois là.

Ils me permettent de garder les pieds sur terre les jours  où ça va mal. Après tout, ils ont certainement vécu pire que moi et ils ont survécu.

Car quand je lis les registres souvent je me dis qu’il s’agissait de survivre plutôt que de vivre comme nous l’entendons aujourd’hui.

Faire ma généalogie c’est ma façon de leur rendre hommage.

Pendant une des sessions de RootsTech, il a été dit

Ce que nous faisons aujourd’hui est la généalogie de demain.

Cette phrase m’a marquée. A l’heure du tout numérique, du projet européen d’anonymiser les archives (1), que léguons-nous aux générations futures ?

Je n’ai pas de réponse.

En tout cas, plus j’avance dans ma généalogie, et en âge ;-), plus je réalise que pour bien pousser, un arbre doit avoir les racines bien plantées et la tête tournée vers le soleil.

C’est que m’a appris la généalogie, et c’est ce que je lègue à ma fille.

 

(1) Association des Archivistes Français, Au nom du droit à l’oubli, quel patrimoine pour l’Europe de demain ?, consulté le 29/03/2013 à l’adresse http://www.archivistes.org/Au-nom-du-droit-a-l-oubli-quel

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