#challengeAZ : M comme Manou

Ca n’arrive qu’une ou deux fois dans une vie. Le privilège de faire un bout de chemin avec une personne qui vous marquera, pour le meilleur, toute votre vie.

 

Plus qu’une chance, c’est un privilège, un moment rare.

J’ai le bonheur d’avoir croisé sur ma route deux personnes qui sont constamment présentes dans mon coeur et dans mes pensées; deux personnes qui me marqueront, à tout jamais.

 

L’une d’elles s’appelle Anne-Marie Quévrain, Annie pour son mari, Manou pour ses petits-enfants.

Manou est la grand-mère maternelle de mon mari.

Née en 1918 à Pontarlier, Annie était une femme moderne, ouverte sur le monde et sur les gens, souriante à la vie.

 

Anne-Marie Quévrain, 1938, Montmélian (73) 

 

Elle se maria en 1942, seule devant monsieur le Maire du 10e arrondissement de Paris. Pierre Monod, son fiancé, est prisonnier de guerre au Stalag IB à Hohenstein en Pologne.

 

Avec la complicité du boulanger, elle envoyait des pains moulés creux à son fiancé. Le pain était creusé afin de servir de cachette pour les lettres de ces deux tourtereaux.

 
Anne-Marie Quévrain, 1962, Cours Bossuet (Paris)

Connaissant ma passion pour l’histoire familiale et les photos anciennes, Manou m’a laissé une collection inestimable que je découvre encore aujourd’hui.

 

Elle nous quitte en 2004, un an jour pour jour après Pierre.

 

Anne-Marie Quévrain, Pierre Monod, 1980

Sa sagesse m’accompagne.