#ChallengeAZ : S comme le Service après-vente du généalogiste professionnel

En tant que professionnel, nous sommes tenus par contrat à réaliser des recherches bien définies. Rien de tel qu’un contrat pour borner une activité ? Ce n’est pas aussi simple que cela paraît…

Lorsqu’un client me contacte, il m’exprime son besoin, que je reformule sous la forme d’un mini plan de recherches. La validation de ce plan donnera lieu à un contrat. Cela peut prendre plusieurs formes. Soit le client me dit « Banco, faites toutes les recherches nécessaires, je suis d’accord pour vous payer à l’heure« , soit il me répond « Mon budget est de tant (pour la recherche, par mois…)« . Dans les deux cas, je mènerai bien sûr les recherches, mais avec des approches différentes. La différence temps étant un point essentiel, vous devez vous en doutez.

Dans les deux cas, que l’on ait du temps ou pas, il arrive que la recherche capote : manque d’archives, informations fournies par le client erronées (souvent le cas si le postulat de départ est une légende familiale), etc.

Que faire dans ces cas-là ? La logique voudrait que je m’en tienne aux limites fixées par le contrat. Rappelons que le généalogiste est tenu en termes de moyens mais pas de résultats.

Sauf que…

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…Je n’aime pas l’échec. Comme Brigitte, et beaucoup d’autres généalogistes, je suis frustrée dès que je me trouve face à un mur. C’est pire lorsqu’il s’agit d’un de mes clients. Je n’arrive pas à lui dire « Désolée, les archives ont brûlé, la recherche ne peut aboutir. » Techniquement, je suis dans les limites fixées par mon contrat, mais ce n’est pas suffisant.

Je vais donc prendre sur mon temps, pour apporter ce petit plus, qui fera que mon client aura quand même un bout d’histoire familiale, bien que ce ne soit pas celui auquel il s’attendait.

Je pense à cette cliente américaine qui me certifie que son ancêtre est né à Rouen. Il s’y marrit, a des enfants, mais point de naissance. Je ne peux m’arrêter là ! A force d’opiniâtreté, je trouve des informations sur ses parents, et je le retrouve également aux Archives Nationales. Ce n’est pas ce qui était demandé dans le contrat, mais ma client est heureuse, c’est le principal.

Il y a aussi ce service-après-vente pour une cliente où l’acte que je recherchais était manquant dans les registres numérisés. Un signalement aux Archives plus tard, je récupère l’acte, le transcrit et le fait parvenir à ma cliente, plusieurs mois après mes recherches. Mais le dossier est ainsi complet.

Ces plus se font hors-contrat, donc hors-temps facturé. C’est la difficulté d’exercer un métier passion, je n’arrive pas à me fixer de limites.

Au jeu de la recherche, je n’aime pas perdre.