#ChallengeAZ : T comme Transmission

Comment transmettre son histoire familiale ? Comment transmettre le goût de l’Histoire aux plus jeunes ? Et si la transmission était plus simple qu’on ne le pensait ?

Cette année, j’ai fait une expérience désagréable, mais ô combien révélatrice.

Ma fille est en CM2. Depuis toute petite, elle est passionnée par l’Histoire. Ce n’est pas dû à un lobbying de ma part, meilleur moyen selon moi, de dégoûter un enfant d’une activité. Cela lui est donc venu naturellement. Elle s’est tout d’abord passionnée pour l’Egypte. A un tel point qu’en CM1, elle en savait plus que son institutrice, qui n’hésitait pas  à la faire intervenir pour compléter une leçon.

Seulement cette année, ce fut autre chose. Pour la première fois depuis le début de sa scolarité, elle s’est désintéressée des cours d’histoire. Pourquoi ?

Parce qu’ils ont étudié des périodes distantes à chaque nouvelle leçon, d’environ 200 ans, mais aussi parce que l’institutrice basait 90 % de son cours sur les médias, dont Secrets d’Histoire.

Non seulement, l’élève ne pouvait raccrocher les wagons de l’Histoire, pourquoi tel évènement était survenu ? Parce qu’il est survenu, point. Mais aussi, il était passif. Collé devant une émission télé, il est difficile de lever le doigt pour interroger sur tel ou tel fait.

« C’est nul, on fait rien, on apprend rien, et l’autre avec son accent snob [ndlr : Stéphane Bern] me gonfle ».  Voilà à  peu près, le résumé de cette année, fait par ma fille…

 

Stéphane Bern - Secrets d'Histoire - émission télé

 

Que faire pour que l’enfant ne décroche pas ? Pour qu’il s’intéresse ? L’impliquer.

Retour à la maison : lorsque j’arrivais à savoir sur quoi portait le cours, je lui parlais des petits détails de l’histoire, façon Les potins du palais royal, ça intéresse beaucoup plus ! Je mettais aussi en doute quelques lignes du cours, et lui proposais de rechercher la bonne réponse. Une plongée dans les livres pour trouver qui avait raison, elle ou moi, ça vous motive un enfant 😉

Ce que je retiens du fiasco de cette année, c’est qu’il faut valoriser l’enfant, faire travailler son imaginaire, et l’impliquer sans le forcer.

N’obligez pas les plus jeunes à partager votre passion, ou à écouter vos récits d’histoire familiale. Profitez, soit d’une question de sa part pour lever le voile, soit parlez du sujet au détour d’une conversation, » Tiens tu savais que…« . Dans tous les cas, faites court 😉

Je reviendrais demain sur le thème de la transmission, avec un exemple précis : U comme….