Code 1879

Code 1879 nous emmène dans une traque au tueur sadique avec une équipe hors du commun : l’inspecteur Grant Foster, flic bourru de l’ancienne école, l’inspectrice Heather Jenkins et Nigel Barnes, généalogiste professionnel sur le retour, après un essai raté dans le monde universitaire.

« Ils n’avaient rien. Le tueur n’avait rien laissé. Pas de traces, pas d’indice ou d’arme sur les lieux du crime. Aucun témoin ne s’était fait connaître. Il n’y avait pas de mobile évident. Ils avaient une référence taillée sur une poitrine, un numéro sur un portable, une paire de mains amputées, envolées. C’était tout. Ils tâtonnaient à la recherche d’une ouverture. Foster voulait trouver le détail, l’information qui ferait jaillir la lumière et éclairerait l’enquête. »

 

 

 

Code 1879, Dan Waddell

Comment un crime commis de nos jours et un crime commis à l’époque victorienne peuvent-ils être liés ? Seuls indices : une référence, 1A137, et un numéro sur un portable, 1879.

Ne dit-on pas que retrouver la trace de ses ancêtres s’apparente quelquefois à mener une enquête policière ?

 

Dan Waddell mélange astucieusement les genres.

D’un coté le flic blasé : « Pour lui, cela (la généalogie, ndlr) entrait dans la même catégorie que la collection de timbres, ou les adultes qui jouent au petit train dans leur grenier, avec les collines les signaux, les moutons et out le reste. Il se fichait complètement de savoir qui étaient ses ancêtres ; tout ce que l’on avait besoin de savoir c’était que son arrière-arrière-arrière-grand-père n’était pas impuissant. »

De l’autre un généalogiste qui, après avoir essayé de changer de voie, est revenu à ses premiers amours : « On éprouve une vraie sensation de réussite lorsque l’on aide les gens à surmonter les obstacles, à retrouver des parents et des ancêtres dont ils ne savent rien. »

 

 

Je me suis laissée prendre au jeu de l’enquête à la fois policière et généalogique, mon envie d’en savoir plus augmentant parallèlement à l’excitation croissante du généalogiste Nigel Barnes.

L’intrigue, avec quelques flash-back à l’ère victorienne, est rondement menée et vous emmène dans les arcanes des archives britanniques et des jalousies du monde généalogique.

Les crimes, sans lien apparent, trouvent leur explication dans une fin haletante que de grands maîtres du genre ne pourraient renier.

 

Publié en 2008 dans sa version originale et publié en France en octobre 2010 par les éditions du Rouergue noir, Code 1879 est le premier roman de Dan Waddell.

Souhaitons que son deuxième roman, Blood atonement, mettant en scène la même équipe soit publié en France plus rapidement.