Comment suivre ses recherches de généalogie dans un carnet (et ne pas s’y perdre) ?

Vous faites partie de ceux qui ont besoin de tout noter sur papier ? Vous faites aussi partie de ceux qui, à force de noter dans tous les sens finissent par ne plus s’y retrouver ? Le bullet journal est fait pour vous.

Le « Bullet Journal » kesako ?

Le « bullet journal » ou « journal à points » est une méthode développée par un web-designer new-yorkais, Ryder Carroll.

Le principe est simple : il note dans un carnet sa liste de choses à faire pour le mois, décompose par semaine puis il détaille à la journée. Les tâches, évènements, idées ont leur propre marqueur (d’où le terme « bullet »). Jusque-là, rien de transcendant me direz-vous, nous sommes beaucoup à nous organiser de la sorte.

Le petit truc en plus vient de l’index. Ryder Caroll commence par consacrer les premières pages de son carnet à un index. Dans cet index, il notera à quelle page se trouve tel mois ou à quelles pages se trouvent ses idées pour tel projet.

Et c’est ce qui fait la différence : comment retrouver rapidement un sujet précis dans un flux de notes, d’actions et d’idées.

 

Bullet journal et généalogie ?

Le journal de recherches est une idée appréciée par de nombreux généalogistes, mais je n’en ai présenté jusqu’ici qu’une version numérique. Si vous faites partie des généalogistes qui aimeraient tenir un journal de recherches, mais qui ne peuvent se passer de leur carnet / cahier, je vous propose une adaptation du bullet journal.

Le problème du suivi de ses recherches généalogiques sur papier, c’est qu’il devient difficile de retrouver rapidement si telle ou telle recherche a déjà été effectuée. L’index, le point fort du bullet journal devrait remédier à ce problème.

Dans ce carnet de recherches, vous ouvrirez une nouvelle page par sujet de recherche ; par exemple, je décide d’effectuer des recherches sur Jean-Pierre Desfonds, je vais donc commencer une nouvelle page avec lui.

 

Création de l’index

Selon la taille de votre carnet, ou de votre cahier, consacrez les premières pages (environ quatre) à l’index. Vous y noterez à quelle(s) page(s) se trouvent les recherches menées sur tel individu ou patronyme.

Dans l’exemple cité plus haut, j’ai décidé de travailler sur Jean-Pierre Desfonds, je noterai mes recherches dans la page 3. Je peux avoir besoin de poursuivre ultérieurement mes recherches et si la page 3 est pleine, de noter sur une nouvelle page. Dans ce cas, je noterai dans l’index à quelle(s) page(s) il se trouve.

J’ai choisi de noter le numéro Sosa dans la marge pour démarquer les individus homonymes.

 

La page de recherches

 
 

En page 3, je note donc les recherches que j’ai à faire sur Jean-Pierre Desfonds.

Le petit carré indique une recherche à mener.

Lorsque la recherche est faite, il suffit de cocher ou colorier la case. J’ai choisi de la colorier ; lorsque ma recherche est en cours, je colorie la moitié de la case puis je complète quand elle est effectuée.

Le point d’exclamation indique une information importante.

Dans la photo ci-dessus, j’ai trouvé l’information dans la fiche matricule qu’en 1915, mon aïeul était père de 6 enfants. Je me note tout de suite en tâche de vérifier que j’ai bien tous ses enfants dans ma base. Je pourrai y revenir ultérieurement, sans oublier ce que j’ai à faire.

Bien sûr, je note la date de ma recherche et la cote du document !

Pendant cette recherche, j’apprends que Jean-Pierre est l’aîné de 8 enfants. Ai-je tous ses frères et soeurs dans mon logiciel ? Vais-je devoir faire des recherches ?

 
 

Je créé tout de suite une page pour Firmin, le père de Jean-Pierre et note de trouver les deux enfants manquants dans ma généalogie.

Je n’oublie pas de reporter cette nouvelle page dans l’index.

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J’ai repris plus tard, mes recherches sur Jean-Pierre Desfonds. La première page le concernant étant remplie, j’ouvre une nouvelle page dont je reporte le numéro dans l’index.

Dans mon cahier, il me suffit maintenant de me reporter à l’index pour savoir où se trouvent toutes les recherches que j’ai menées sur lui.

La codification

Le carré pour indiquer la tâche et le point d’exclamation pour indiquer une information ne sont pas des caractères figés. Vous pouvez adapter votre propre système de notation. C’est une des souplesses du bullet journal.

 

Bullet journal, le carnet du généalogiste organisé

Si vous aviez abandonné votre carnet de recherches car trop fouillis et si vous désespériez de trouver un système de notation qui vous permet de rester organisé, essayez cette méthode : un index, une page par sujet de recherche.

Le reste, comment vous le remplissez, indiquez les tâches, idées, notations, vous appartient.