Evernote et la recherche en archives

Evernote pour gérer sa généalogie

 

Lorsque je vais faire une recherche aux archives, j’emporte un appareil photo et mon Filofax dans lequel j’ai noté les recherches que j’ai à faire.

J’ai toujours trouvé cette organisation défaillante. Pourquoi ? Parce que pour être sûre de faire une recherche performante, de ne pas chercher deux fois la même information ou simplement de ne pas m’éparpiller (une fois le nez dans les archives on ne sait jamais où elles nous mèneront), j’aimerais avoir mes dossiers généalogiques sous la main avec mes notes de recherches et les actes/documents déjà en ma possession.

Vous me répondrez que je pourrais aussi emporter mon ordinateur portable, mais je préfère voyager léger, surtout lorsqu’il faut que je prenne les transports en commun.

J’ai réfléchi à une solution qui pourrait résoudre mon problème; et je pense l’avoir trouvée.

Cette solution c’est Evernote.

Je vous avais parlé de cette application dans la note N’oubliez pas vos listes.

 

Evernote est une application simple d’utilisation mais très pratique, notamment grâce à sa fonction de synchronisation. Que vous travaillez directement à partir de l’application web, de votre ordinateur ou de votre smartphone, vous retrouverez toujours vos informations où que vous soyez.

J’ai commencé à utiliser Evernote pour gérer ma généalogie.

Lorsque je travaille sur un individu, je créé un dossier à son nom dans lequel je saisis autant de notes que je le désire.

 

 

 

Dans le dossier RIOCREUX j’ai saisi une note pour le suivi des recherches, une pour le contrat de mariage et une autre pour l’acte de naissance. Dans ces deux dernières notes, j’ai ajouté la transcription à la copie de l’acte


Evernote et la recherche en archives

Je suis allée la semaine dernière faire des recherches aux archives départementales de l’Yonne pour différents colistiers du forum G’entraide.

J’ai créé un dossier « bénévolat ». Dans ce dossier j’ai créé un sous-dossier par demandeur. Dans ces dossiers j’ai créé une note de recherche avec la demande.

A ce point de l’article vous devez vous demander quel est l’intérêt de ceci puisque je vous ai expliqué que je n’emportais pas mon ordinateur portable.

J’ai utilisé mon Iphone.

Je sais, les téléphones sont interdits en salle. Avant d’en faire usage, j’ai expliqué ce que je souhaitais faire au président de salle. Après une légère réticence, celui-ci a accepté (et m’a surveillée de près, ce qui est normal).

Je me suis assurée que mon téléphone était bien en mode vibreur et entre chaque utlisation celui-ci était sagement rangé dans ma poche.

A partir de mon téléphone, j’ai lancé l’application Evernote, dans le dossier du demandeur j’ai créé une nouvelle note à partir de laquelle j’ai pu prendre directement en photo les documents concernés. La 3G passant dans la salle, j’ai lancé une synchronisation pour m’assurer que tout était bien sauvegardé.

A noter qu’avant de partir j’avais pris la précaution de marquer les dossiers comme étant accessibles hors-lignes.

De retour à la maison, j’ai pu retravailler les photos (réduire la taille) dans Paint.Net à partir d’Evernote (clic droit sur l’image, sélectionner « Ouvrir avec »); l’enregistrement dans Paint mettantautomatiquement à jour l’image dans Evernote.

Enfin, grâce à la fonction Partager, j’ai pu envoyer directement par mail les dossiers aux personnes concernées.

Les questions que cela soulève

Je ne suis partie la fleur au fusil, sure de mon fait. J’avais donc avec moi mon appareil photo et mon Filofax avec les notes manuscrites.

Toutefois, cette expérience ne montre-t-elle pas que si les archives évoluent de l’extérieur (archives en ligne, web collaboratif, …) elles doivent aussi se repenser de l’intérieur ?

Le téléphone est interdit en salle et c’est normal. Mais ne serait-il pas souhaitable de le tolérer sous certaines conditions, comme cela s’est passé aux archives de l’Yonne ?

Un peu de provocation : pourquoi un ordinateur est toléré et pas un smartphone ? Un ordinateur peut aussi être bruyant (musique, vidéo, …). Qu’en est-il des tablettes ? Sont-elles acceptées ?

Les archives souhaitent faire revenir les lecteurs dans leurs salles et attirer un nouveau public. Ce nouveau public est et sera de plus en plus connecté. Pourquoi ne pas travailler dans ce sens ?

Qu’en pensez-vous ?