Généalogie : les monographies pour comprendre le quotidien de nos ancêtres

Lorsque vous avez débuté votre généalogie vous vous êtes procuré un livre pour guider pas à pas (Généalogie mode d’emploi, La Généalogie pour les nuls, Abécédaire de la généalogie, …), vous vous êtes abonné à une ou plusieurs revue (Revue Française de Généalogie, Généalogie Magazine, Votre Généalogie), à des forums, des associations, ….

 

 

Vous êtes parti sur les pas de vos ancêtres, remontant consciencieusement les générations au fil des actes. Puis vous avez commencé à vous interroger sur telle lignée dont tous les hommes étaient maçons, ou sur telle autre décimée à la même époque.

Comment comprendre cela ? Les réponses ne se trouvent pas dans les actes.

Pour approfondir vos recherches, toucher du bout du doigt le quotidien de vos ancêtres vous pouvez vous rendre aux archives communales et départementales et dépouiller tous les fonds.

Si ce travail de fourmi vous fait peur, vous pouvez choisir de lire des récits généralistes sur le mariage, la naissance ou encore les repas de nos ancêtres. Ou encore, pour plus de précisions, vous rechercherez la monographie du village.

Anciennes ou récentes, écrites par des passionnés, érudits, professionnels ou amateurs, les monographies sont une mine de renseignements pour comprendre le cadre de vie, l’environnement de nos ancêtres.

Du simple in-folio de quarante pages sur un thème précis au livre de quatre cents pages, ces documents sont de précieuses ressources à ne pas négliger.

 

 

 
 

J’ai dans mes ancêtres une branche originaire des Vosges, de Mirecourt précisément. Si j’ai pu rapidement expliquer pourquoi la majorité des hommes étaient luthiers – Mirecourt étant la capitale mondiale de la lutherie – je me suis longtemps interrogée quant à savoir pourquoi les femmes étaient dentellières.

C’est en lisant Histoire de Mirecourt, de François Clasquin que j’ai trouvé la réponse (1)


 

Historique du village, toponymie, explication des noms de rue, informations sur les notables, es commerçants, faits divers, les monographies vous racontent tout ou presque.

Elles sont aussi agrémentées de cartes, plans ou photographies anciennes.

 

 

Si vous avez l’occasion de vous rendre sur place, ces livres sont souvent disponibles aux offices de tourisme. Pensez également aux brocantes et vides-greniers.

Sur Internet vous pouvez rechercher s’il existe une monographie sur le site La Librairie de la Voûte ou la Boutique Généanet, catégorie régionalisme (site).

(1)  Extrait de Histoire de Mirecourt, François Clasquin, éditions Res Universis (ISBN 2-27760-312-1)

Si l’on prenait soin de faire instruire la jeunesse et de cultiver l’esprit des enfants, l’enseignement professionnel n’était pas pour cela négligé, et la légende annexée au plan de Gautier (1743) nous apprend que, dans l’une des tours dépendant de l’enceinte fortifiée, tout contre la porte du pont, il y avait une école dite « Ouvroir Philipin », où l’on apprenait à faire de la dentelle. (…) Il ressort de ces documents que sous les règnes de Henri IV, roi de France, et de Charles III, duc de Lorraine, il y avait déjà à Mirecourt une école de dentellières dont la création était vraisemblablement due à l’initiative d’un sieur Phulpin, membre d’une vieille famille lorraine (…) Quelques années plus tard (1623 ndlr), la ville fait un traité avec l’hôpital pour apprendre des métiers aux garçons et la dentelle aux filles.