#geneatheme de Mai : La Deuxième Guerre mondiale.

Le 7 mai 1945 à 2h41, la reddition de l’armée allemande est signée à Reims. Les combats devaient cesser le 8 mai.  La deuxième guerre mondiale a touché nos parents, grands-parents ou arrière-grands-parents. Profitez de ce geneatheme pour récolter cette mémoire vivante.

 

« En avril, ne te découvre pas d’un fil ». Si les généablogueurs ont gardé leur petite laine, ils ont mis a nu leurs ancêtres pour notre plus grand bonheur …

 
 

… et pour le leur :

 

C’est Evelyne qui a ouvert le bal en nous contant une rencontre imaginaire avec son grand-père.

Beaucoup de généablogueurs ont été impressionnés par la qualité du texte et ont craint de ne pas être à la hauteur.

Encore une fois, la réalité a dépassé les craintes et beaucoup de beaux textes et de belles rencontres nous ont été offertes, ainsi Marine qui est partie sur les traces de Victoria.

 

Je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir tous ces talents dans le magazine Geneatheme : View my Flipboard Magazine.

 

Pourquoi ne pas prolonger le geneatheme d’avril jusqu’en mai en nous présentant le parcours d’un membre de votre famille pendant la seconde guerre mondiale ?

Vos parents, grands-parents ou arrière-grands-parents ont vécu cette période. Faites-vous collecteur de mémoire, allez à leur rencontre. Quel âge avaient-ils ? Quels souvenirs en ont-ils ?

 

Ma mère était enfant. Elle se souvient de l’exode durant lequel sa mère s’arrêtait dans les champs pour traire une vache et donner du lait à ses enfants. Elle garde en mémoire le beuglement de ces pauvres bêtes dont les pis pleins de lait les faisaient souffrir. Elle entend encore les sirènes hurlant avant chaque bombardement et en garde un souvenir cuisant. Un soir, les sirènes hurlent, elle se précipite à la cave à une telle vitesse qu’elle loupe la marche et dévale l’escalier presque en vol plané. C’est son père qui la rattrape en bas, in extremis. De colère, et surtout de frayeur, la seule réaction de mon grand-père a été de flanquer à sa fille une gifle magistrale !

Ces souvenirs sont uniques et ne doivent pas être perdus. Au-delà des combats, ils nous permettent de toucher du doigt le quotidien et le ressenti des personnes.

Le grand-père de mon mari a été fait prisonnier et envoyé au Stalag IIB à Hohenstein. C’est une période dont il parlait peu, comme beaucoup de prisonniers ou de soldats ayant vécu l’enfer.

C’est pourquoi il est important de ne pas brusquer les personnes qui vous interviewez. Si vous ressentez une réticence, n’insistez pas, soyez patient et compréhensif.

 

Comme tous les mois, laissez vous porter par votre passion.