La généalogie c’est fashion

A l’instar de la campagne de communication lancée par la Fédération Nationale de Pêche, « la généalogie c’est has been Fashion » ou encore « la généalogie c’est nul Cool ». C’est ce qui ressort d’un sondage IPSOS* pour le site Genealogie.com

 

65% des moins de 35 ans ont déjà entrepris une démarche généalogique avec pour motivation, celle de renouer des liens familiaux ou tout simplement de découvrir de nouvelles branches familiales.

La numérisation des archives a un impact non négligeable sur le développement que connaît la généalogie. Les jeunes se sentent plus à l’aise derrière leur ordinateur à effectuer leurs recherches qu’assis à une table de lecture aux archives départementales.Internet a donné un coup de jeune à ce hobby.

 

Plus que jamais la généalogie ressort comme un élément clé, un repère dans une société en pleine mutation. La première grande vague d’engouement qu’a connue la généalogie date des années 1970 alors que les trente glorieuses faisaient place aux incertitudes économiques. Quand nous ne savons pas où nous allons, nous recherchons d’où nous venons. Dans un monde essentiellement tourné vers soi-même, cette démarche permet de se positionner, de se questionner. A l’époque de la sur-consommation, il suffit de repenser à son arrière-grand-mère qui en plus d’aider aux travaux des champs sans outils mécaniques, devait s’occuper de ses 5 ou 8 enfants, sans nourrice ni jeune fille au pair. Après cela, la vie nous paraît plus simple. La généalogie, si elle n’est pas pratiquée comme une simple accumulation de dates, nous permet de rester humbles.

Combien d’amitiés se sont nouées autour d’un ancêtre commun ou tout simplement autour d’une passion partagée ?

Si comme le remarque Danielle Musset, ethnologue et conservatrice de l’écomusée de Salagon (Alpes-de-Haute-Provence) : « Faire sa généalogie, c’est aussi être passeur entre le monde des morts et celui des vivants, comme pour conjurer sa propre fin. Et préparer son héritage. » Faire sa généalogie c’est aussi nouer des relations, bâtir un réseau et s’ancrer dans le monde des vivants.

*Étude réalisée du 5 au 9 mars 2010 auprès d’un échantillon représentatif de 1 033 personnes âgées de 16 à 64 ans.

Sources :

Le Monde

Le Figaro