L’artisanat de tranchée

1914. La guerre s’enlise et les soldats avec dans leurs tranchées. L’attente est parfois longue entre deux assauts. Les uns écrivent à leur famille, les autres tiennent un journal ou encore occupent leurs mains avec ce qu’ils peuvent trouver.

C’est ainsi qu’est né cette forme d’artisanat populaire : l’art des tranchées.

Tout ce qui peut être trouvé, que ce soit sur le champ de bataille ou dans les maisons abandonnées, est transformé en vase, cendrier, bague ou coupe-papier. Ces objets servent également de liens entre les soldats partis au front et les civils.

 

Celui de la photo illustrant l’article a été fait par Marcel QUEVRAIN. Son régiment, le 72e régiment d’infanterie, était engagé dans la bataille d’Argonne.

 

Marcel, éclaireur cycliste, y a gravé ses initiales ainsi que la période passée en Argonne.

Marcel QUEVRAIN (deuxième en partant de la gauche) a reçu une citation le 08 octobre 1918 : « Sur le front depuis le début de la campagne, a en maintes circonstances comme cycliste assuré des liaisons difficiles et dangereuses avec beaucoup de dévouement et de sang-froid ».

Pour aller plus loin :

L’histoire par l’image : l’artisanat de tranchée

 

Les combats en Argonne

 

Historique du 72e R.I.