Les fichiers numériques promettent de durer beaucoup plus longtemps que le papier ou le microfilm

Si nous imprimons tout ce qui concerne notre généalogie, nous croulerons un jour ou l’autre sous des tonnes de papiers.

 

Dans mon article Vers une généalogie zéro papier ?, je partageais avec vous ma décision de passer tous mes dossiers généalogiques en numérique.

Seules seraient classées sur les étagères de mon bureau les archives familiales (lettres, photographies, etc.)

J’ai eu trois types de retours : le généalogiste conscient qu’il croule sous les papiers et qu’il doit numériser avant de tout perdre, le généalogiste qui a déjà franchi le pas et le généalogiste qui ne jure que par le papier.

La remarque « Et le jour où votre programme ne sera plus compatible avec « Windows 18″ ? comment lire les disquettes 1.44 de nos jours ? le papier a encore de l’avenir ! » est une remarque qui revient régulièrement lorsque le sujet du zéro papier est abordé.

Je la comprends, je me la suis posée bien souvent également.

 

Dans un récent article (1), Dick Eastman, blogueur américain, aborde le sujet et développe le raisonnement suivant en faveur des fichiers numériques :

  • En moyenne, la durée de vie d’un livre est comprise entre 25 et 100 ans. Cela peut être plus, comme cela peut être moins, selon le papier utilisé, les conditions de stockage, etc. La durée de vie d’un microfilm peut varier entre 200 et 300 ans. Soyons honnêtes, cette durée n’est valable que si le microfilm n’est pas utilisé !
  • Conserver des documents papiers ou des microfilms implique un stockage à l’abri de toute intempérie (feu, inondations, tempêtes, etc.). Combien de documents précieux ont été perdus suite à des évènements climatiques ou humains (ex. destruction d’une partie des archives de l’Institut d’Egypte pendant les émeutes du Caire en décembre 2011) (2)
  • La copie multiple de documents papiers finit par endommager la source et les copies de de copies deviennent vite illisibles.
  • Des programmes simples existent pour convertir des fichiers enregistrés sous un ancien format vers une nouvelle extension, il en va de même pour les extensions des photographies que vous avez scannées.
  • La copie multiple ne détériore pas votre fichier numérique à l’inverse d’une copie papier.
  • Les copies régulières des fichiers numériques permettent de les basculer dans les nouveaux formats au fur et à mesure des évolutions informatiques.
  • Les fichiers numériques permettent la multiplication des copies de sauvegarde et donc un stockage dans différents endroits : le disque dur de votre ordinateur, un disque externe, une clé USB que vous donnerez à un de vos proches, des systèmes délocalisés comme le cloud computing, etc. vous permettant ainsi de pérenniser votre travail.

 

Je terminerai en reprenant la conclusion de Dick Eastman :

Avec très peu d’effort et de planification, vous pouvez facilement reproduire les meilleures pratiques de n’importe quel centre de données moderne. La préservation des données est beaucoup plus facile que ce que beaucoup de gens pensent et c’est certainement plus facile, moins coûteux et plus efficace que la préservation de documents papiers ou de microfilms.

 

(1) Digital files may last much much longer than paper or microfilm, Blog EOGN, Dick Eastman, publié le 19 mars 2012

(2) Destruction de l’Institut d’Egypte, Pharaon Magazine, publié le 18 décembre 2011

Edit le 21 mars 2012 à 13h20 : modification du titre.

Image: renjith krishnan / FreeDigitalPhotos.net