Liens du sang ou liens du coeur ?

Selon le Littré, la généalogie est une suite d’ancêtres qui définit une filiation. Mais quelle filiation ? Celle du sang ou celle du cœur. Vous me répondrez celle du sang bien sûr. Vraiment ?

 

Dans son billet La généalogie expliquée à ma cousine, Jordi écrit une lettre ouverte à sa cousine qui part à la recherche de ses « origines du cœur », celles de sa famille adoptive, ce qui, comme il l’écrit, donne encore plus de saveurs à cette recherche.

J’ai toujours présenté dans ce blog mes ancêtres directs ou ceux de mon mari jusqu’à aujourd’hui.

 

 

Vous connaissez maintenant l’histoire de mon grand-père paternel Marcel SIMARD, mort en 1940. Bien que je n’ai pas connu mon grand-père biologique, j’ai grandit avec un grand-père qui m’a tout autant apporté de bonheur, Marcel VAURABOURG, à qui je veux rendre hommage aujourd’hui.

 

Né le 18 avril 1920 de père inconnu, il est reconnu par sa mère Henriette VAURABOURG 10 jours plus tard.

Employé aux établissements BOHIN à Saint-Sulpice-Sur-Risle (61) en tant qu’ouvrier spécialisé sur machine, jusqu’au 4 novembre 1942, date de sa déportation à Nordhausen en Allemagne où il travaillait à l’usine Nordwerk (assemblage d’avions).

 

Etablissements BOHIN, Saint-Sulpice-Sur-Risle

 

Entrée de l’usine des V2 de Nordhausen

Il est démobilisé en 1946

Fiche de démobilisation

De cette période, je sais peu de choses, mon grand-père étant très discret sur cette période.

Homme de caractère, je sais qu’il s’est évadé au moins deux fois du STO pour être repris.

Au retour d’une de ses évasions il aurait vécu une scène familiale douloureuse qui le coupe du peu de famille qu’il lui reste.

Il rencontre par la suite ma grand-mère, veuve avec 4 enfants. C’est naturellement qu’il les élèvera comme ses propres enfants et fera de même avec ses petits-enfants.

 

Il décède en 1991 mais est toujours vivant dans mon cœur.