Portraits de généablogueurs : A toutes branches

26 lettres pour un généavoyage. Une belle idée qui lui a permis de (re)découvrir des lieux, des ancêtres et de faire la connaissance d’un nouveau cousin.

 

La Gazette accueille Brigitte Guebels, du blog A toutes branches.

 

  • Situation géographique : je vis dans les Deux-Sèvres, en Poitou-Charentes depuis 12 ans, avant cela je vivais à Bruxelles (Belgique). 
  • Secteurs géographiques des recherches : essentiellement le Luxembourg belge et le Grand-Duché du Luxembourg ; pour la France : La Meurthe-et-Moselle, les Ardennes, et quelques pistes dans des régions jamais explorées vers Lyon et les USA, l’Allemagne, les Pays-Bas et peut-être le Danemark. 
  • Matériel : deux ordinateurs portables, un jeune et un vieux. Le vieux me sert de disque dur (en plus du « vrai disque dur »). Il me permet également d’utiliser un deuxième écran. Un iPhone, du matériel d’impression trois-en-un (imprimante, scanner et photocopie), des clés USB et également un appareil photo. 
  • Réseaux sociaux : j’ai un blog A toutesbranches. J’ai également une adresse Twitter @BrigitteGuebels, je fais aussi partie de plusieurs groupes de généalogistes sur Facebook.
  • Depuis quand ton blog est en ligne ? Depuis 2010 et je pense détenir le meilleur record, de sous-performance : un article en 4 ans, c’est fait ! En réalité, à l’époque j’avais envie de partager mes trouvailles et d’avoir un écho sur fond de généalogie, mais c’était probablement trop tôt. C’est l’idée du challenge qui m’a stimulée à partager mes découvertes. La lecture des blogs est très inspirante pour changer d’axes de recherches. Le partage et la solidarité qui se dégagent apporte une belle énergie, et donc on pourrait dire que le blog vit vraiment depuis 2014. 
  • Pourquoi avoir ouvert un blog de généalogie ? Ce blog permet de publier mes recherches. Ecrire un article fait appel à une grande quantité d’informations, de recherches et les mettre en musique en écrivant prend du temps. Je trouve ce temps important dans le moment de l’écriture mais aussi pour plus tard. Le fait de poser ces idées sur papier structure la pensée, oblige à revenir sur des aspects des événements décrits qui n’ont pas forcément été fouillés. Le soumettre à la lecture des autres oblige aussi à respecter la chronologie. La rédaction peut être fluide mais elle peut aussi trébucher sur des petites erreurs qui demandent à revérifier nos informations. De fil en aiguille les recherches deviennent de plus en plus pointues. Le niveau d’exigence devient presque de l’art. La lecture des écrits et des processus de cheminement des autres blogueurs est très formatrice. 
  • Quels sujets abordes-tu sur le blog ? Au début, j’ai « erré de-ci de-là », j’ai aimé suivre le thème du mois et puis, j’y reviens il y a eu le challenge , et là j’ai vraiment voulu avoir un fil conducteur. C’est le voyage généalogique qui en a été l’objet. Faire un voyage de ce genre a été une expérience très porteuse. J’aime aussi publier les épines généalogiques.  
  • Recherche généalogique ou projet en cours ? Depuis mon voyage en avril 2014, j’ai en ma possession des centaines de documents qui n’ont pas encore été traités. De plus, ma nièce Melody est venue me rejoindre dans cette passion, et comme elle à l’art de dégoter les actes ma collection s’est enrichie d’une autre centaine, alors c’est vrai, j’ai du travail pour les mois qui viennent. Le tri et le nommage me prendront plus d’heures que le déchiffrage. Si j’aime l’ordre, je n’aime pas spécialement trier pour trier, j’ai besoin d’un objectif et je réfléchis déjà au thème du challenge 2015. Je pense éplucher les archives en ce sens. Le fil conducteur me permettra de balayer quelques générations.

Quels sont les logiciels, applications, outils que tu utilises pour tes recherches ?

Le logiciel Heredis pro est celui que j’utilise pour encoder mes actes et mes documents. Les applications en bureautique sont Word, Excell et One note.

Les photos sont très importantes et j’utilise aussi un logiciel de retouche photo, comme Paint ou PhotoFiltre. Je crée des albums photos des membres de la famille et j’essaye d’y raconter la vie ou les événements qui ont émaillés leurs vies. C’est aussi long que de faire un arbre mais c’est très intéressant. J’ai donc aussi besoin, de site d’histoire, de métiers, de cadastres, d’articles de journaux, de livres et de témoignages.

J’utilise aussi un logiciel de listes de lectures (inclus dans windows 8.1), Evernote.

Pour les cartes, Googlemaps, les cartes de Cassini.

J’ai également plusieurs tableaux Pinterest qui fonctionne grâce aux images et permet de retrouver directement le lien de l’article (ce que ne fait pas Netvibes).

Pour les recherches de textes, j’utilise un moteur de recherche bien connu, mais on vient de me parler de Qwant qui est français et qui respecte la vie privée de l’internaute et évite les pages pub dont on est de plus en plus infesté. Enfin,

Netvibes permet de créer des tableaux aide-mémoires et s’abonner à des fils d’actualités généalogiques ou autres que ce soit écrit ou sous forme vidéo.

 

A quoi ressemble ton bureau ?

 

Voici à quoi ressemble mon bureau. Je m’oblige à le garder en ordre, sinon je ne vais plus rien retrouver. Il y a un signal d’alarme rouge qui se met en marche dans ma tête quand mes petits chats n’arrivent plus à retrouver la souris.

 

 

Quel est ton outil préféré pour organiser tes recherches ? 

L’ordinateur et le papier sont pour moi indissociables. Grâce à eux, j’ai pu créer un journal dans lequel j’enregistre spécialement les conversations que j’ai eu par mail, par Facebook, Twitter ou courrier, les recherches et les annotations, les photos prises. J’en ai parlé dans cet article : Mon journal de recherches.

Je suis ravie, car il a fait des émules, ma nièce vient de m’envoyer son journal 2014.

 

Quel est ton site préféré pour ton histoire familiale ? 

Il y a des sites que j’utilise régulièrement comme Gallica, qui balaie large. Lexilogos me sert pour le français actuel, le français ancien, les synonymes, le latin.

L’encyclopédie deDiderot et d’Alembert propose des textes en ligne.

J’utilise aussi Googlebooks  et Google scholar. Lors de mes recherches je vérifie d’abord les sources avant d’aller plus loin, il y a de plus en plus d’universités qui publient les travaux de leurs étudiants et c’est très intéressant.

Cairn et Persée offrent également beaucoup d’articles pour les recherches.

Pour la période médiévale un lien intéressant est http://medieval.lacorreze.com/glossaire_titres.htm, qui donne un glossaire des titres.

 

Un rêve généalogique ?

J’en ai plusieurs, mais actuellement, voilà exactement 201 jours que je n’ai pas pu faire un tout petit peu de généalogie, c’est dire combien je suis frustrée. Après le challenge je n’ai plus trouvé une minute pour mettre de l’ordre dans tous les documents qui sont arrivés après le voyage, alors qu’il y a des années que j’en rêvais ! Ce matin enfin, j’ai pris quelques documents et me suis retrouvée complètement larguée, je ne sais plus par quel bout commencer ! Un rêve abouti permet d’en développer un nouveau…donc un petit challenge AZ pour 2015 sera un très bon motif pour avancer.

 

Quel est le projet généalogique que tu comptes réaliser d’ici un an ?

J’aimerais refaire un voyage et cette fois, réunir la famille. Ce voyage a été fédérateur, plusieurs personnes ont lu le challenge et ont eu envie d’une publication papier (que je n’ai pas encore faite d’ailleurs), et surtout elles ont eu envie de raconter leur part de souvenirs. J’ai trouvé cela extrêmement touchant. Les recherches en collaboration avec ma nièce ont été un grand plus dans les relations humaines. Toutes les questions qu’elle et ma fille posent sont prétexte à faire des recherches plus pointues, car je n’ai pas forcément les réponses. J’ai été très émue de recevoir des documents de mon cousin, de ma tante. Le fait d’écrire sur le blog a permis cet échange, je sais aussi qu’ils sont dans l’attente de nouveaux articles, de nouvelles découvertes.

 

As-tu une astuce / un conseil à partager ?

Si j’ai un conseil, c’est celui d’organiser ses documents, de créer des dossiers les plus simples possibles de manière à les retrouver le plus facilement possible. Si comme moi, vous n’avez pas toujours le temps de consacrer à cette passion quelques heures par jour ou par semaine, les documents restent en attente et le fait de bien les ordonner permet d’y revenir quant on veut.