Portraits de généablogueurs : Degrés de parenté

J’ai rencontré l’invitée du jour pendant un atelier « Ecrire et publier sa généalogie » organisé par la Revue Française de Généalogie. Je suis heureuse qu’elle se soit laissée convaincre par l’utilité du blog en généalogie, car chacune de ses publications nous promet une découverte.

La Gazette des ancêtres accueille aujourd’hui, Dominique Chadal, alias Degrés de parenté.

 

  • Situation géographique : J’habite Vincennes, à dix minutes à pied du Service historique de la Défense que j’ai visité, certes, mais dont je n’ai pas encore exploité les possibilités. 
  • Secteur géographique des recherches : À l’ouest, les départements de la Manche, de la Mayenne, du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres et de la Vendée. Au centre, le Loir-et-Cher et le Cher. Plus loin vers le sud, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, les Landes, le Gers et la Haute-Garonne. À l’est, les Vosges et la Moselle. Au sud-est, la Drôme. Mes deux ancêtres militaires sont en partie responsables de cette dispersion géographique. Mais j’ai beaucoup de chance, car j’ai accès à un grand nombre d’archives numérisées, à l’exception notoire du Gers et des Hautes-Pyrénées. Une mention spéciale au Maine-et-Loire et à la Mayenne pour la richesse de leurs sites.
  • Matériel : Je suis fan d’Apple depuis des lustres. Actuellement, j’ai sur mon bureau un iMac avec un confortable écran de 21,5 pouces, fort utile pour déchiffrer les actes et faire de la retouche photo. Lorsque je m’éloigne de mon camp de base, j’emporte un iPad, pour lire courriels et blogs. Cela m’a permis de garder le contact, alors que j’étais au Japon durant le premier challenge AZ, au printemps dernier. J’utilise également un petit appareil photo compact, qui tient dans la poche, lors de mes déplacements sur les traces de mes ancêtres, dans les villages ou aux archives. Le gros reflex est plutôt réservé aux voyages lointains.
  • Réseaux sociaux : J’ai ouvert un compte Facebook en décembre 2010. Au gré de mon humeur, j’y poste mes photos de voyage, j’y indique mes visites au musée et j’y échange des propos avec les amis. Toutes les semaines, j’y mets un lien vers mon blog Degrés de parenté, pour signaler le dernier billet mis en ligne. Je ne « twitte » pas encore, mais cela pourrait changer bientôt.
  • Depuis quand ton blog est en ligne ? Depuis le 26 novembre 2012. Cela fait tout juste un an. J’ai pris quelques semaines de réflexion, après un atelier à la Revue française de généalogie (Sophie, tu as été très convaincante), et je me suis lancée. En dehors des périodes de challenge, je publie un billet par semaine.
  • Quels sujets abordes-tu sur le blog ? Je n’y avais pas réfléchi jusqu’à présent, mais certaines grandes lignes semblent se dégager : les photos anciennes, les mentions insolites dans les registres paroissiaux, mes découvertes et mes étonnements de généalogiste de fraîche date (j’allais dire « jeune », mais je m’aperçois que l’adjectif n’est pas approprié !).
  • Recherche généalogique, ou projet, en cours : Dans un premier temps, j’ai « débroussaillé le terrain », en tentant de remonter le plus loin possible dans toutes les branches. Pour m’apercevoir que, sauf exception, on bute généralement sur un gros obstacle, vers les années 1650 ou 1620. Puis j’ai cherché à en savoir davantage sur les couples, en complétant les fratries, en listant les mariages successifs… Bref, j’ai évolué de la généalogie ascendante à la généalogie descendante. Il m’arrive également de m’intéresser de près aux témoins, aux curés, aux notables d’un village, même s’ils n’ont pas de lien avéré avec mes ancêtres.

 

Quels sont les logiciels, apps, outils que tu utilises pour tes recherches ?

J’ai commencé ma généalogie en mai 2009 avec Hérédis pour Mac version verte, puis je suis passée à la bleue et j’ai maintenant Hérédis 2014, dont j’apprécie particulièrement les nouveautés : lignes de vie, lignées descendantes, cartes…

J’utilise également beaucoup Geneanet. J’y mets régulièrement à jour mon arbre et je consulte les alertes hebdomadaires, mais j’ai pour principe de toujours remonter au document originel, avant de saisir une information dans ma base de données.

J’allais oublier de mentionner La France à la loupe, un logiciel qui répertorie toutes les communes, leurs innombrables toponymes, les noms anciens, les cartes de Cassini : très utile pour déchiffrer les actes ! Et pour la vue d’ensemble, les cartes par région de l’IGN (j’adore rêver en regardant une carte ou un planisphère).

 

A quoi ressemble ton bureau ?

 
 
 

C’est le bureau sur lequel je préparais mes cours de gestion et de finance dans une autre vie. Les livres sur les étagères ne sont plus les mêmes, mais je m’y sens toujours aussi à l’aise.

 

Quel est ton outil préféré pour organiser tes recherches ?

Je suis passée depuis peu au carnet Moleskine, mais j’ai gardé un classeur de mes recherches par lieu et un classeur de fiches Geneanet.

 

Quel est ton site préféré pour ton histoire familiale ?

Gallica est certainement un « must », mais j’aurais besoin d’une formation pour mieux en exploiter toutes les richesses. Et quelques mots tapés dans Google conduisent parfois à de jolies surprises.

 

Un rêve généalogique ?

Répondre à quelques questions épineuses : quand et où diable est né Joseph Maitreau (au début du XVIIIe siècle), quand et où diable s’est marié Pierre Marin Letourneau (durant la Révolution)…

 

Quel est le projet généalogique que tu comptes réaliser d’ici un an ?

Pousser enfin la porte du SHD et retracer la carrière de mes deux ancêtres militaires, François Morel et Achille Maitreau.

 

As-tu une astuce / un conseil à partager ?

Ne pas hésiter à compléter les fratries et à explorer les branches collatérales, on y découvre parfois des pépites, des liens inattendus avec l’Histoire…