Portraits de généablogueurs : GenBecle

Par manque de temps, il a été contraint d’arrêter le challengeAZ à la lettre F, à son grand damn et à celui de ses lecteurs, qui ont tous été émus par les vies racontées et la qualité de l’écrit. Portrait d’une belle plume qui se cache derrière une blouse blanche.

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La Gazette accueille Clément Bècle, du blog GenBECLE.

  • Situation géographique : j‘habite à Lyon, quartier Jean Macé. Je suis arrivé dans le septième arrondissement en septembre dernier, pour démarrer mon internat de cardiologie. Je suis sinon né en Maurienne et ai fait une partie de mes études à Grenoble. 
  • Secteurs géographiques des recherches : la famille de ma maman est originaire du Lubéron, où nous avons une maison. Je fais donc de nombreuses recherches au Palais des Papes (siège des AD 84) pour compléter ma branche maternelle. Du côté de mon père c’est autre chose : originaires du Jura, les Bècle ont progressivement migré vers le sud : Villefranche, Lyon, Frontignan puis Avignon. Ainsi, leur recherche nécessite plus d’énergie et de temps. Mais l’histoire réelle ou supposée de leur migration est passionnante. 
  • Matériel : pour mes recherches, j’utilise différents outils. J’organise mes recherches avec un carnet – stylo. À  l’ancienne. Je sais ce que je cherche, où je dois le chercher et je peux coucher sur papier ma réflexion sous forme de schéma, avec des flèches, des dates, des mentions, des annexes, des listes. Mais les données qui sont trouvées sont le plus souvent informatisées : le document est soit téléchargé depuis les archives en ligne, soit photographié avec mon Nokia Lumia 1020, soit (s’il s’agit d’un témoignage oral) enregistré via l’application dictaphone de mon téléphone. Dans tous les cas, il est automatiquement téléchargé sur OneDrive et synchronisé entre tous mes supports (PC, Surface, Téléphone). Pour ne pas s’y perdre et perdre des données potentiellement intéressantes, tout est centralisé dans Heredis 2014 sur mon ordinateur. Et c’est à partir de ce document « référence » que j’élabore de nouvelles théories,  pistes de recherche et que je liste sur mon carnet noir d’autres documents à chercher. 
  • Réseaux sociaux : je suis de moins en moins actif sur les réseaux sociaux traditionnels (Twitter : @genbecle, Facebook : facebook.com/genbecle), ou plutôt je suis actif par période, par à-coup. En ce moment, je surveille de très loin ce qui s’y dit. Et de la même façon qu’Heredis centralise mon travail généalogique, genBECLE.org centralise mes réflexions, mes synthèses et les histoires que je souhaite raconter aux autres, à ma famille. Ainsi, pour écrire les chapitres du ChallengeAZ (qui n’est d’ailleurs pas fini pour ma part, faute de temps…), je note dans mon carnet des dates, des lieux, des noms, des tableaux. Je lis des actes, des lettres, je regarde des photos. Et le chapitre publié est la somme de tout cela, mis au propre. L’article de blog est alors à la fois une synthèse de mes réflexions et un point de départ pour mes recherches. 
  • Depuis quand ton blog est en ligne ? J’ai créé un site de généalogie dès mes débuts, en 2007. Initialement Genbecle (hébergé par Multimania puis par Google Sites) était une plateforme de travail puis, avec le basculement vers la plateforme WordPress et la création de l’adresse genbecle.org en 2010, il s’est progressivement tourné vers un blog de généalogie, très personnel avec beaucoup d’actualité high-tech et des histoires. Pas mal d’interactions avec la blogosphère également, même si je ne suis pas le plus assidu des blogueurs que ce soit pour le challengeAZ ou pour le Généathème. 
  • Pourquoi avoir ouvert un blog de généalogie ? J’ai avant tout ouvert un site de généalogie, une plateforme de travail pour ma famille et moi. Il m’a fallu trois ans pour progressivement muter genbecle en blog de généalogie pour partager mes découvertes, mes doutes et mes surprises. En fait, simplement, j’ai trouvé dans la blogosphère ce qui me manquait dans mon entourage : des passionnés de généalogie, comme moi, qui pouvaient tout à la fois m’aider, m’écouter, me comprendre et partager mon plaisir. 
  • Quels sujets abordes-tu sur le blog ? J’écris plusieurs types d’articles sur mon blog. Mes préférés ces dernières années sont les news et les réflexions généalogico-technologique. Ce sont aussi les plus appréciés par les lecteurs, semble-t-il. Mais avec le challengeAZ, j’ai découvert une passion pour raconter les histoires. Pour écrire des histoires. Malheureusement, je deviens après chaque article de plus en plus exigeant et le temps manquant, je n’ai pas fini le challenge. Mais je vais le finir parce que je veux, moi aussi, découvrir la fin de la vie de mes ancêtres. 
  • Recherche généalogique, ou projet, en cours : J’ai plein de projets, plein d’idées, plein de sujets en cours, qui ont démarré mais qui ne sont (ou seront) jamais finis. Finir le ChallengeAZ, le publier pour mon usage personnel, indexer un document de morts pour la France, détailler la migration des Bècle, refaire l’histoire de la Sauvage (la maison familiale en Provence), etc. Je suis un eu hypomaniaque en généalogie : je démarre des tas de choses qui jamais ne se terminent.

 

 

Quels sont les logiciels, apps, outils que tu utilises pour tes recherches ?

Nokia Lumia 1020 et Microsoft Surface :

  • Appareil Photo,
  • Office Lens (pour scanner des documents),
  • OneNote,
  • OneDrive,
  • Office,
  • Dictaphone,
  • Interne Explorer

Ordinateur

  • OneDrive et OneNote (synchronisation)
  • iTunes pour mes mémos vocaux
  • Heredis 2014 pour centraliser les données
  • Office Excel pour créer des listes et des tâches
  • Google Chrome pour le web

 

À quoi ressemble ton bureau ?

 

 

 
 

Quel est ton outil préféré pour organiser tes recherches ?

Comme indiqué plus haut, j’organise mes recherches avec mon carnet.

Je collecte mes données avec le PC ou le téléphone ou la tablette.

Je centralise sur mon PC avec Heredis 2014.

Je publie la base de données sur geneanet et les histoires ou surprises sur Genbecle.

 

Quel est ton site préféré pour ton histoire familiale ? 

Gallica est un rêve. On tape son nom de famille et on trouve un vieil oncle qui a gagné le championnat de bridge à Paris en 1920, un publicité pour le muscat familial en 1930, un étymologiste du XIXe qui explique d’où vient le nom de famille Bècle, un article qui traite du suicide d’une lointaine cousine américaine, un ancêtre débarqué à New York d’un bâteau d’immigrés ou un autre qui est mort au bagne.

C’est incroyable, on y passerait des heures : j’attrape sur Gallica le même symptôme que sur Wikipédia : je recherche la liste des négociants en vins de Frontignan, et je finis sur un article scientifique médical du début du siècle.

 

Un rêve généalogique ?

Découvrir un vieux bouquin écrit par un de mes ancêtres qui détaillerait sa propre généalogie, avec des illustrations, des cartes, des dates, des noms, des arbres …

 

 

Quel est le projet généalogique que tu comptes réaliser d’ici un an ?

 

Un de ceux qui traînent depuis bien longtemps. De toute façon, je le sais, je vais les finir quand un jour je tomberais sur la solution de façon fortuite. Donc je ne m’astreins rien, je me laisse faire.

 

 

As-tu une astuce / un conseil à partager ?

 

Vraiment, se faire plaisir. Parce que sans plaisir, on n’évolue pas, on ne trouve rien et on se lasse.