Portraits de généablogueurs : Maiores Nostri

Connaissez-vous les mentions insolites ? Elles font partie du paradoxe de la généalogie. Souvent repérées dans les actes de décès, elles n’en égayent pas moins les recherches. De là à en faire un blog, il n’y avait qu’un pas…


La Gazette accueille Jean-Michel Girardot, du blog Maiores Nostri.
  • Situation géographiqueje suis né à Marseille où je n’ai aucun ascendant, j’habite près de Mulhouse où je n’en ai pas non plus.
  • Secteurs géographiques des recherchesla dizaine de départements français et les quatre pays étrangers où j’ai des ancêtres : Languedoc, Provence, Comté de Nice, Alsace centrale, Franche-Comté, plus Bade-Wurtemberg, canton de Berne, Ligurie et Catalogne. À quoi il faut ajouter la Haute-Alsace, le territoire de Belfort, la Saône-et-Loire et le Rhône, plus la Bavière pour mon épouse, car c’est notre fille qui est le de cujus de mon arbre.
  • Matérielj’ai deux ordinateurs sous Windows  : une machine de bureau avec un écran de 22 pouces pour afficher les registres et un portable pour la saisie et l’écriture.  Le smartphone ne me sert qu’à des vérifications au pied levé avec l’application Geneanet.  
  • Réseaux sociauxl’adresse de mon blog est http://maioresnostri.blogspot.fr. J’ai ouvert un compte Twitter, @jmg013, pour signaler mes participations au généathème et il me permet de me tenir au courant de l’actualité généalogique. Je n’ai plus de compte sur l’absurde Facebook qui me proposait comme amis les copains de mon neveu ; j’en ai un sur Google+, qui ne me sert à rien si ce n’est à mettre des « J’aime » aux articles des autres. 
  • Depuis quand  votre  blog est en ligne ? Le premier article est paru le 16 janvier 2014. Sur une année j’en ai publié cinquante, en comptant pour un seul les vingt-six rubriques du Challenge AZ 2014. 
  • Pourquoi avoir ouvert un blog de généalogie ? J’ai commencé à rédiger l’histoire familiale avec un traitement de texte, ce qui limitait la diffusion à mon PC ; j’ai donc ouvert un premier blog réservé à quelques intimes. D’une part je me suis dit que je pourrais soumettre ces articles à d’autres lecteurs, d’autre part en 2013 j’ai beaucoup regretté de ne pas participer au Challenge AZ faute de blog ; alors j’ai créé celui-là. 
  • Quels sujets abordez-vous  sur le blog ? Ma matière préférée est fournie par ce qu’on appelle les «  mentions insolites  », ce qui n’est pas très gai, puisque en général on les trouve dans des actes de décès. J’aime bien aussi les articles qui permettent de donner un peu de substance à ces ancêtres qu’Elise appelle «  les invisibles  » sur son blog
  • Recherche généalogique ou projet en cours ? Je me laisse conduire où le vent me pousse, et il change souvent de direction. Sinon j’espère compléter le livre d’histoire familiale que j’ai concocté en rassemblant articles de blog et souvenirs plus personnels.
 
Quels sont les logiciels, apps, outils que  vous utilisez pour  vos recherches ?
J’ai commencé en 1998 avec un logiciel gratuit trouvé sur un CD. Puis, pendant pas mal d’années j’ai employé le logiciel des Mormons, Personal Ancestral File, versions 4 et 5. J’en ai essayé un grand nombre ensuite mais mon choix, que j’espère définitif, s’est arrêté sur l’épigone actuel du logiciel mormon, Legacy, que je trouve excellent. Je recommande aussi Transcript, avec lequel je saisis les actes que je publie. J’ai aussi – je devrais dire bien sûr – un compte Geneanet. Pour les images, y compris celles des actes, je me sers énormément de XnView, parfois de Gimp. Enfin, je rédige articles de blog et livre avec un traitement de texte dédié à ce genre de tâche, qui est Scrivener, dont le mode plan est remarquable.
 
A quoi ressemble  votre  bureau ? 
 
J’ai la chance d’avoir conservé d’une vie antérieure où j’étais prof une pièce professionnelle, bureau-bibliothèque.
 
 
Quel est  votre  outil préféré pour organiser  vos recherches ? 
Je n’écris jamais à la main. J’utilise surtout ma tête pour organiser mes recherches. Mais il m’arrive d’employer un logiciel assez ancien de prise de notes, The Guide, qui permet de hiérarchiser les pages. Tous mes fichiers ayant un rapport avec la génalogie sont sur GoogleDrive ou sur OneDrive.
 
Quel est  votre  site préféré pour  votre  histoire familiale ? 
Je consulte Gallica-BnF, dont le moteur de recherche est très mal fait : si je cherche «  Nice  », préfecture des Alpes-Maritimes, il me renvoie à des documents où figure l’adjectif anglais «  nice  ». J’aime beaucoup Lexilogos pour ses dictionnaires, mais aussi pour ses références à de vieux ouvrages. Je recommande aussi chaudement un site américain qui est archive.org où on peut trouver des livres intéressants en français et dans d’autres langues européennes. 
 
Un rêve généalogique ?
Que les archives départementales qui ne proposent pas la consultation en ligne s’y mettent aussi : avec la carence du Doubs, c’est un quart de mon ascendance qui m’échappe ; avec celle de la Haute-Saône, je ne peux rien trouver sur mes ancêtres éponymes ; l’absence du Gard entrave également mes recherches. Sans parler des pays étrangers…
 
Quel est le projet généalogique que  vous comptez réaliser d’ici un an ?
Il me reste beaucoup de dates et de branches à compléter. Mais j’aimerais porter mon attention sur les plus exotiques de mes aïeux : je soupçonne certains Languedociens de descendre des reîtres des Guerres de Religion ; je suis très intéressé aussi par mes ancêtres anabaptistes suisses des XVIIe et XVIIIe siècles et leur esprit d’indépendance.
 
Avez- vous une astuce / un conseil à partager ?
Je crois que devant les actes des registres il faut être comme l’archéologue qui gratte le sol avec une brosse à dents pour faire parler le moindre tesson : le moindre mot dans ces actes peut révéler tout un monde.