Portraits de généablogueurs : Mémoire Vive

Son challengeAZ a commencé avec Alfred et s’est terminé avec Zarafa, tous membres de la même famille (ou presque). Cette généalogiste passionnée par l’histoire des individus vous accueille sur son blog avec cette citation de Marguerite Yourcenar : « Quand on aime la vie, on aime le passé, parce que c’est le présent tel qu’il a survécu dans la mémoire humaine« . 

La Gazette accueille Anne Dardaud, du blog Mémoire Vive.

 

  • Situation géographique : je suis née et réside à Paris, dans le 13° arrondissement. 
  • Secteurs géographiques des recherches : du coté de mon père, il y a deux régions distinctes : la Bourgogne et plus précisément le Morvan (Nièvre, Saône et Loire, Cote d’or, Yonne) et le Lauragais « à cheval » entre l’Aude et la Haute-Garonne, soit deux départements, mais encore deux régions. Du coté de ma mère, c’est le Périgord noir, la Dordogne, et la Corrèze. Cherchant également les ancêtres de mes deux enfants, et travaillant par conséquent sur la généalogie de mon mari, j’ai découvert la Haute-Vienne et les Ardennes pour le coté paternel et pour le coté maternel, le Doubs et le Jura et des racines plus lointaines en Allemagne. De quoi faire… 
  • Matériel :  j’ai deux ordinateurs portables, le premier que je laisse à mon bureau et qui contient tous mes travaux de généalogie, tant personnels que professionnels. C’est un vieux modèle mais qui tient bien la route. Bien entendu tout est sauvegardé régulièrement sur un disque dur externe. J’ai un excellent scanner pour numériser photos et papiers ce qui me permet ensuite de faire mes livres et mes recueils. J’ai une tablette qui me permet surtout de naviguer sur les différents réseaux sociaux. 
  • Réseaux sociaux :  cela a été une très grande découverte pour moi : un véritable choc, mais dans le bon sens du terme. Mon site Internet professionnel Mémoirevive – études généalogiques et familiales existe depuis 2010. J’ai rapidement créé un groupe sur Facebookpuis une page. Et puis, en décembre de la même année, j’ai ressenti le besoin de poursuivre les conversations qui s’engageaient avec les personnes autour de mon activité de généalogiste par un blog .En 2011, suite à la refonte de mon site pro, j’ai découvert Twitter, et créé un compte Google+ et là c’est un monde qui s’est ouvert à moi : je me suis trouvée des « collègues » avec qui je pouvais partager non seulement mon gout pour la généalogie, mais à qui en 140 signes je pouvais faire part de mes réussites comme de mes échecs , de mes joies comme de mes agacements. C’était formidable ! J’ai également un compte Pinterest qui est un prolongement iconographique du Blog. Les images parlent parfois plus que les mots. 
  • Depuis quand ton blog est en ligne Depuis décembre 2010. 
  • Quels sujets abordes-tu sur le blog ? L’histoire de mes ancêtres ou de ceux de mes enfants en ce qu’elle peut faire sens ou résonnance aves d’autres personnes, ou encore quand elle illustre une période donnée et remet l’humain au centre des faits historiques. J’aime établir des passerelles. Je parle aussi de mon gout pour les photos anciennes et la photo en générale, les vieux papiers, les cimetières, la découverte de ses origines, mais aussi des questions de transmission de la mémoire familiale. J’aime bien partager l’insolite. 
  • Recherche généalogique, ou projet, en cours :  Plusieurs choses :

continuer la remise à plat de la branche maternelle de la ma branche paternelle que j’avais entreprise l’année dernière et que j’ai quelque peu négligé par manque de temps,

reprendre les recherches de la branche paternelle de ma branche paternelle dans l’Aude,

aller à la rencontre de mes ancêtres périgourdins que je connais mal,

continuer à numériser les papiers et photos pour en faire des albums que je partage avec ma famille : me voici collecteur de la mémoire familiale et c’est très gratifiant.

Mais c’est parfois difficile de retrouver ses propres recherches le WE ou le soir quand on a passé une journée ou une semaine entière à travailler sur la généalogie de quelqu’un d’autre. C’est peut-être là l’inconvénient d’en avoir fait son métier, on reporte à plus tard ses propres recherches, mais ce n’est pas bien grave.

 

Quels sont les logiciels, apps, outils que tu utilises pour tes recherches ?

Je suis très basique. N’étant pas une « geek » dans l’âme, j’utilise que ce que je maitrise. Je ne suis pas spécialement aventureuse en ce domaine. Je travaille depuis le début avec Généatique que j’avais trouvé très simple et très intuitif. Pour le moment cela me suffit. Je travaille également avec Excel, et Word bien entendu.

 

A quoi ressemble ton bureau ?

 
 

J’ai la chance d’avoir un bureau professionnel en dehors de chez moi, où j’ai pu entreposer toute ma documentation. J’y partage mon temps de travail et mon temps de loisirs

 

Quel est ton outil préféré pour organiser tes recherches ?

Je suis une adepte de la feuille blanche et du crayon. Plus exactement j’ai des carnets de recherches qui relatent la progression. Souvent je remets tout à plat et je reprends toutes les données qui sont à ma disposition, comme si je devais démarrer une recherche. C’est incroyable de découvrir des éléments qui nous avaient jusque là échappé complètement.

J’utilise néanmoins un tableau sous Excel qui reprend l’ensemble des informations que je dispose sur mes ancêtres, ainsi que les documents s’y référant, et dans quel classeur ils se trouvent.

 

Quel est ton site préféré pour ton histoire familiale ?

Gallica, sans conteste. J’ai trouvé des articles de journaux, des revues, des publications. Le site Mémoire des hommes m’a été fort utile pour mes combattants de 14-18. Leonore m’a permis de découvrir des éléments biographiques jusque là inconnu de cet ancêtre décoré de la Légion d’honneur.

 

Un rêve généalogique

Non pas vraiment, je crois qu’en matière de généalogie je préfère le voyage à la destination.

 

Quel est le projet généalogique que tu comptes réaliser d’ici un an ?

Ouh la, pas facile pour moi de me projeter. Mais j’aimerai réaliser une biographie sur mon grand-père paternel en liant à la fois mon travail de recherches sur ses ancêtres, son parcours militaire, sa captivité tout le temps de la seconde guerre mondiale : j’ai à ma disposition beaucoup de documents, beaucoup de photos. J’aimerai réussir à en sortir quelque chose.

 

As-tu une astuce / un conseil à partager ?

Ne pas hésiter à reprendre du début, remettre à plat. C’est comme un puzzle, quand il ne reste que les morceaux de ciel bleu à placer… Ne pas hésiter à relire les actes ou leur transcription. Recommencer, ne pas se décourager. Ecouter son instinct, interroger les membres de sa famille, partager le résultat de ses recherches avec ses proches, il peut en ressortir de nouvelles infos, qui mèneront à de nouvelle pistes. Faire des pauses quand on bloque, aller voir une autre branche, ne négliger personne, les connexions entre les ancêtres sont parfois surprenantes.