Portraits de généablogueurs : Oh mes aïeux !

Généalogiste insatiable, l’invitée d »aujourd’hui ne se contente pas de retracer ses racines qui l’emmènent jusqu’en Pologne. Elle recense les crimes et décès qu’elle rencontre dans Gallica et établit la généalogie d’un village.

 

Si je vous dis GénéaCrimes, GénéaDécès, Ecoust-Saint-Mein, vous aurez certainement reconnu la plus normande des tourangelles, Valérie Letellier, alias Oh mes aïeux !

 

  • Situation géographique : J’habite à côté de Tours depuis 3 ans. Avant j’étais en Normandie, à Rouen. 3 points communs: un fleuve (la Seine et la Loire), j’ai connu les inconvénients de la construction du métro  dans les 2 villes ((tramway pour Tours) et j’ai les archives départementales tout à côté de chez moi !
  • Secteur géographique des recherches : Côté paternel, mes recherches se font en Seine-Maritime (76) et dans la Somme (80). Pour ce qui est de mes ancêtres maternels, je ne consulte que les archives en ligne du Pas de Calais. Ma grand-mère maternelle était polonaise et je n’effectue pas encore de recherche de ce côté.
  • Matériel : J’ai un ordinateur portable, une tablette  et un smartphone, tous deux Androïd.
  • Réseaux sociaux : J’ai un compte Facebook mais aussi une page au nom de mon blog : Oh mes aïeux. Pour suivre mes aventures généalogiques, mieux vaut aimer ma page que de me demander en contact car je ne publie que très rarement sur mon mur des informations généalogiques. J’ai un compte Twitter (@Ohmesaieux) que j’utilise très peu. Je suis surtout sur Facebook. J’ai récemment crée un 2e blog: L’écho d’Ecoust. J’ai également 3 bases de données en ligne:
  • GénéaCrimes  qui recense des victimes et inculpés que j’ai trouvé en lisant de vieux journaux sur Gallica
  • GénéaDécès qui recense des personnes et leur cause de décès, toujours lues dans des journaux sur Gallica
  • Depuis quand ton blog est en ligne ? Oh mes aïeux est né le 7 mai 2010. Quand j’ai découvert la généablogosphère, j’ai eu envie de créer mon blog à mon tour. Mon dernier né, L’Echo d’Ecoust est quant à lui mis en ligne depuis le 16 septembre 2013.
  • Quels sujets abordes-tu sur le blog ? Sur Oh mes aïeux, je publie sur des sujets qui m’ont interpellé au cours de mes recherches. J’écris aussi sur mes ancêtres, sur les enquêtes que j’ai pu mener aux AD76 sur des affaires criminelles. Avec L’Echo d’Ecoust, je partage mes découvertes sur les écoustois, des histoires insolites, mais aussi sur les épidémies que je peux rencontrer indirectement dans les registres de décès.
  • Recherche généalogique, ou projet, en cours : En ce moment, j’ai délaissé mes recherches personnelles pour la généalogie d’Ecoust-Saint-Mein que j’effectue grâce aux AD62 en ligne avec les recensements, les registres d’état civil et paroissiaux et le recrutement militaire. Mes grands-parents maternels y ont vécu, les ancêtres de mon grand-père aussi. Cela me permet aussi de mieux connaitre mes ancêtres. Mon projet est de me mettre en relation avec le maire de ce village, lui exposer mon travail. J’aimerai, par son biais, pouvoir faire revivre d’anciennes photos et cartes postales que pourraient avoir des écoustois dans le fond de leurs tiroirs. Faire une campagne de numérisation en quelque sorte.

 

Quels sont les logiciels, apps, outils que tu utilises pour tes recherches ?

Pour mes recherches personnelles, j’utilise Hérédis 13 (j’ai commencé avec le 9) qui me convient tout à fait.

Pour la généalogie d’Ecoust, je préfère Ancestrologie qui pour moi est plus performant pour faire des bases de données et pour leur mise en ligne. Merci Gloria (Lulu sorcière) pour tes conseils d’utilisation et de personnalisation.

J’ai un compte Geneanet privilège pour mon arbre personnel et un autre, standard, pour la mise en ligne de la généalogie d’Ecoust.

J’ai téléchargé l’application Geneanet  sur ma tablette et mon téléphone mais j’avoue que je ne m’en sers pas pour le moment.

 

A quoi ressemble ton bureau ?

 
 

Ah mon bureau! Et bien je n’en ai pas! Je suis toujours  installée bien confortablement dans mon canapé, le portable sur les genoux. J’ai un petit meuble à étagères juste à côté de moi où se trouvent des dossiers, un bloc notes. Mon tapis de souris est une feuille de papier où j’inscris en général la page de registre à laquelle je dois reprendre mes recherches. Actuellement elle est toute griffonnée, il serait temps que j’en change! Et j’ai aussi ma bibliothèque pas très loin

 

Quel est ton outil préféré pour organiser tes recherches ?

J’utilise Evernote (merci Sophie) pour organiser mes recherches, faire mes lignes de vie, noter les recherches à faire et les partager une fois effectuées aux AD37 avec les demandeurs,…

Je me sers aussi d’Excel avec Ancestrologie pour faire des statistiques comme avec les épidémies de choléra et de scarlatine.

 

Quel est ton site préféré pour ton histoire familiale ?

J’utilise beaucoup Gallica mais aussi Google livre. C’est grâce à ce dernier que j’ai pu retrouver la terrible histoire des époux Verdier, mes aaag oncle et tante, écrite dans un livre.

J’utilise régulièrement le site des ANOM pour savoir si une personne est allée au bagne. Parfois dans des actes de mariage ou autre, il est écrit que le père, par exemple, ne peut donner son consentement et en allant sur les ANOM, on apprend un passé de bagnard.

Je vais régulièrement aussi sur le site de Daniel Chatry, les métiers de nos ancêtres pour avoir des précisions sur un métier.

En fait j’ai un site préféré pour chaque situation.

 

Un rêve généalogique ?

Aller en Pologne, le pays natal de ma grand-mère qui l’a quitté quand elle avait 6 ans. Mais aussi découvrir mes ancêtres polonais. Je connais l’excellent site de Philippe Christol et j’ai aussi acheté son livre sur les recherches en Pologne lors d’un congrès de généalogie. Il faudra que je m’y attèle un jour!

 

Quel est le projet généalogique que tu comptes réaliser d’ici un an ?

Contacter le maire d’Ecoust-Saint-Mein et lui exposer mon projet.

 

As-tu une astuce / un conseil à partager ? 

Toujours vérifier ses sources et ne pas faire de suppositions de lien de parenté même quand cela est trop tentant tant que l’on a pas l’élément clé pour le prouver.