Pourquoi bloguer sa généalogie : ne perdons pas de vue l’essentiel.

Représentez une carte des blogs de généalogie, et les esprits s’échauffent. Et si nous revenions à la question de base : Pourquoi bloguer sa généalogie ? 

Le 25 janvier 2015, Elise a publié sur son blog une image de la blogosphère généalogique. Il s’agissait pour elle, d’actualiser le travail de Jordi, publié en 2010.

 

La bonne surprise fut de voir l’explosion des blogs de généalogie en seulement cinq ans.

En 2007, 39 blogs étaient recensés, 60 en 2010, Elise en recense 151 en 2015.

 
La blogosphère en 2010

La blogosphère en 2010

La blogosphère en 2015

La blogosphère en 2015

La mauvaise surprise fut de lire les échanges qui ont suivi sur les réseaux sociaux.
 
Des généalogistes dont le blog n’était pas ou peu représenté sur l’un des graphiques ont mis en doute la méthode et regretté le copinage de ce genre de billet.
 
En premier lieu, il est très difficile d’estimer le nombre actuel de blogs. J’ai actuellement 214 blogs français de généalogie dans ma veille, et j’en découvre encore régulièrement, alors qu’Elise en a recensé 151.
 
Deuxièmement, la méthode de calcul d’échanges de liens est faussée par l’évolution des blogrolls, ces listes de blogs recommandés que vous trouvez dans la colonne de gauche, ou de droite d’un blog.
En effet depuis 2012 et sa version 3.5, WordPress a supprimé les blogroll (elle existe maintenant sous forme d’extension). En outre, l’évolution de la blogosphère est telle que, soit ces listes ne sont plus mises à jour, soit la diffusion de liens passe par les réseaux sociaux.
 
Donc si vous avez choisi de diffuser vos coups de coeur autrement que via le blogroll, comme la carte des généablogueurs que vous trouvez à droite de cette page, votre blog ne sera pris en compte. 
 
Bien que ce travail d’analyse soit très intéressant, ce n’est pas une science exacte. 
Alors pourquoi s’énerver ?
 
 
© BIU
 
Ne perdons pas de vue l’essentiel…
 
Faites une pause et demandez-vous pourquoi vous « bloguez » votre généalogie ?
 
Si vous répondez pour partager mes découvertes, mettre mes recherches au propre, faire découvrir ma famille, … (remplissez les trois petits points), vous avez choisi la bonne voie.
Si vous répondez pour la gloire et la fortune, vous faites fausse route. Tout d’abord parce que votre gloire ne sera que locale et éphémère, et que votre fortune se résumera à l’estime non pécuniaire (mais ô combien précieuse) de vos lecteurs. Être payé pour écrire dans un blog de généalogie, c’est possible, mais les places sont déjà prises 😉
 
Bien sûr, nous sommes tous heureux d’être lus, fiers d’être cités par des sources référentes  c’est aussi une reconnaissance du travail effectué. Mais est-ce la finalité ?
 
J’ai ouvert mon premier blog en 2006, je fais donc partie des 39 blogs recensés en 2007. Croyez-moi, il y avait à peu près autant de lecteurs sur mon blog ! Pourtant, j’ai continué. 
 
Pourquoi ?
 
Parce qu’avant les chiffres, j’ai découvert le plaisir de l’écriture, la joie de faire des recherches pour avoir un sujet d’article, le bonheur de répondre au seul commentaire que pouvait recevoir un article.
 
Les statistiques ? Je n’ai commencé à les regarder sérieusement que depuis 2012, lorsque j’ai créé mon activité en tant que généalogiste professionnelle. 
En plus d’être un vecteur de partage, le blog est alors devenu un vecteur de communication. C’est pour cela que je regarde les chiffres de fréquentation, afin d’avoir une petite piqûre de rappel, que je dois continuer à m’améliorer.
 
Si vous écrivez en n’ayant en tête que les chiffres de fréquentation, vous perdez de vue l’esprit même de la généalogie, celui du partage désintéressé.
 
Si vous en faites tout un drame en public, vous perdez du vue un des fondements de la généalogie et de la communauté des généablogueurs, la convivialité. Vous avez le droit de ne pas être d’accord. Echangez par messagerie avec la personne « responsable » de votre courroux, comprenez pourquoi vous ne faites pas partie du lot.
 
N’oubliez pas, la gloire est éphémère, la généalogie est éternelle.