Zigzag : comment je suis devenue généalogiste professionnelle

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Pendant un mois, je partage avec vous mon journal : une année de généalogie. Entre contrats professionnels et recherche privée, découvrez les facettes de la généalogie. Aujourd’hui, je vous parle de mon parcours qui m’a amenée à faire d’une passion, une profession.

J’avais prévu de parler d’un autre sujet pour cette dernière lettre du challenge. Suite à une question, le zigzag s’est imposé comme une évidence.

Tout est parti d’un tweet qui me demandait comment j’étais devenue généalogiste.

zigzag, Twitter

Quelle formation ai-je suivie ?

C’est une question qui m’est souvent posée.

Je n’ai pas de formation académique.

Si aujourd’hui, vous pouvez choisir entre différentes offres, ce n’était pas le cas lorsque j’ai débuté. Il y en avait quelques unes. Toutefois, sans connaissance de leur valeur et compte-tenu du prix (que je ne pouvais me permettre à l’époque), je me suis lancée sur la base de mon expérience personnelle de recherches, près de 20 ans. Bien sûr, cela n’est pas suffisant. Des généalogistes amateurs ayant encore plus d’expérience que moi ne voudraient jamais en faire leur profession. Ce qui nous amène à la deuxième question.

Pourquoi s’installer en tant que généalogiste professionnel·le ?

Ma vie professionnelle est un zigzag.

Après un BTS, j’ai débuté comme assistante export dans l’industrie chocolatière, puis assistante planning, pour finir responsable planning-ordonnancement.

Premier zigzag. J’ai quitté ce poste pour un poste de consultante en gestion de projet. C’est à ce poste que j’ai commencé à donner des formations, et à aimer ça.

Deuxième zigzag : un poste de responsable approvisionnements achats.

Troisième zigzag : généalogiste.

Dans tous les postes, vous retrouverez la notion de planning et d’organisation, ce qui vous permet d’expliquer la niche dans laquelle j’ai commencé à développer mon activité.

J’ai franchi le pas suite à plusieurs constats.

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Image par xuuxuu de Pixabay

Lorsque j’ai fait le tour d’un poste, je m’ennuie. Je suis restée à chacun des postes entre 5 et 7 ans. Quitte à changer de société, autant changer de métier.

Autre constat, je ne sais pas me couler dans un moule hiérarchique à l’ancienne, encore trop présent dans les entreprises. Il faut être d’accord avec le chef, il faut caresser le chef dans le sens du poil, surtout quand vous êtes une femme. Je n’ai pas ce caractère. Ce qui m’a valu bien sûr des problèmes, comme du harcèlement moral.

L’évidence était là. Je devais travailler à mon compte. Plus de hiérarchie, si ce n’est le client, plus de lassitude, chaque dossier est une nouvelle aventure.

Si la généalogie était un rêve, je n’osais le concrétiser. Jusqu’à ce que je reçoive un appel. Ce fut comme un signe. Je me suis jetée à l’eau.

Généalogiste professionnel·le, un métier rentable à court terme ?

Non.

Avant de vous lancer, faites un plan financier solide. Il faut du temps pour se faire connaître. Il faut du temps pour se constituer une clientèle.

Vous devez avoir conscience que votre parcours sera aussi en zigzag. Il y aura des mois fastes, puis des mois calmes, surtout au début. Soyez prévoyant·e, soyez économe.

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Melissa J. Enns, Vision in the process, Barefoot & Unrestrained

Le mirage du métier passion

Il vous est venté dans tous les bons magazines sur le bonheur, le zen, le “win power” et j’en passe.

Réfléchissez bien. Êtes vous capable de travailler en autonomie ? Pouvez-vous vous déplacer plusieurs jours ? Pouvez-vous vous permettre de ne vivre sur le salaire de votre conjoint·e ou vos économies pendant x mois ? Avez-vous un bon rédactionnel ? Sinon, pensez-vous pouvoir l’améliorer ? Êtes vous capable de sortir de votre zone de confort ?

Généalogiste professionnel·le est un beau métier. Comme la vie, il est aussi fait de zigzag.

Crédit image : Image par Jerzy Morkis de Pixabay

Commentaire (4)

  • Deaucourt| 1 décembre 2019

    Merci mille fois pour votre façon ludique et inventive d’aborder la généalogie. . A lire votre parcours , on comprend mieux votre curiosité en constant éveil. Bravo

  • mazery| 30 novembre 2019

    Bravo pour avoir sauté le pas
    Et pour votre réussite
    Il y a sûrement eu des moments difficiles mais l essentiel c est le bonheur qu on y trouve

  • Sartéa| 30 novembre 2019

    C’est un beau parcours ! Merci pour ce partage 💞💞💞

  • Nathalie LEPAUMIER| 30 novembre 2019

    Bonjour Sophie,
    c’est dingue comme je me retrouve dans votre portrait! une vie professionnelle en zig-zag, achats-appros dans plusieurs entreprises depuis 25 ans, même lassitude au bout de quelques années, et même difficultés à me couler dans le moule avec un caractère bien trempé qui ne plaît vraiment pas de la part d’une femme…
    j’en suis à un moment de ma vie, à bientôt 50 ans, à avoir envie de tout bazarder pour passer à autre chose….. quoi, je n’en ai aucune idée, par contre. car même si je suis passionnée de généalogie, je n’ai pas envie d’en faire mon métier… travailler pour moi, certainement, mais je suis dans le flou quant à mes désirs et à la possible transposition de mes compétences dans un autre job (ou comment un grand groupe international réussit à vous dégoûter d’un métier que vous adoriez)….
    en tout cas, votre parcours montre que tout est possible quand on s’en donne les moyens!
    Merci pour vos articles, toujours très intéressants!

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