#ChallengeAZ : U comme Un jour un Poilu

Transmission et devoir de mémoire ne vont pas l’un sans l’autre…

Connaissez-vous Un jour un Poilu ?

Il s’agit d’une indexation collaborative des fiches des Poilus morts pour la France, numérisées et diffusées sur le site Mémoire des Hommes. A l’origine du projet, Jean-Michel Gilot. Son but ? Indexer la totalité des fiches d’ici le 11 novembre 2018.

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Entièrement basé sur le bénévolat, pour que le projet se réalise pleinement, il faudrait que 700 fiches soient indexées par jour, jusqu’au 11 novembre 2018. Tourné autrement, le projet nécessite que 700 volontaires indexent un Poilu par jour.

Récemment labellisé par la Mission Centenaire, j’ai l’honneur de faire partie de la commission scientifique du projet.

A mon niveau, je photographie les monuments aux morts des communes proches de chez moi, ou pas selon mes déplacements, puis j’indexe les fiches sur le site Mémoire des Hommes.

Quel est le lien avec la transmission ? Depuis un mois, le projet a une nouvelle recrue. Elle a bientôt 11 ans.

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J’indexe presque tous les jours. Presque tous les jours, ma fille me voit saisir des fiches, et s’amuse de me voir m’arrêter à chaque monument aux morts pour le prendre en photo. Jusque là, elle me demandait ce que je faisais, je lui expliquais, et elle repartait à ses activités.

Un jour, elle me demande, encore, ce que je suis en train de faire, je lui explique, encore : « Le devoir de transmission, l’indexation qui va aider les historiens à mieux comprendre ce qui s’est passé, à des personnes de retrouver un ancêtre, … » Sauf que ce jour là, l’aspect « J’indexe donc j’aide des gens dans leur histoire familiale » fait tilt. Pourquoi ? Je ne sais pas. Mais je sais, qu’elle me demande comment je fais. Je lui montre, et lui explique qu’il y a parfois aussi des recherches à mener pour retrouver le nom du lieu du décès, ou vérifier une information sur la fiche. Deuxième tilt. Elle me demande si elle peut essayer. Et la voilà accro ! Non seulement, elle a terminé l’indexation que j’étais en train de faire, mais elle demande à en faire d’autres.

Pourquoi ce subit intérêt ? Parce qu’il ne s’agit pas d’une activité passive. Comme pour la généalogie, ce qu’aiment les jeunes, c’est le côté enquête. En outre, savoir qu’elle participe à un projet collectif qui peut aider d’autres personnes la motive également.

Voilà comment transmission et devoir de mémoire peuvent aller de paire : expliquer, impliquer, partager, faire confiance.