#challengeAZ : G comme générations

Génération 18, Sosa 202 753, des chiffres qui donnent le vertige à bien y penser. Cela en devient irréel, et pourtant. 

Sans ces 202 752 ancêtres, sans ces 17 générations précédentes, ma fille ne serait pas à mes côtés, à me demander de lui montrer la photo de son arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père.

Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Où cours-je ? Dans quel état j’ère ? Autant de questions que je me pose régulièrement.

J’ai longtemps hésité dans le choix du titre. G comme généalogie ou G comme générations ? Après tout, n’est-ce pas la même chose ?

Je suis sans cesse émerveillée en pensant à tous ces ancêtres qui m’ont précédée, à tous ces ancêtres qui ont permis que je sois là.

Ils me permettent de garder les pieds sur terre les jours  où ça va mal. Après tout, ils ont certainement vécu pire que moi et ils ont survécu.

Car quand je lis les registres souvent je me dis qu’il s’agissait de survivre plutôt que de vivre comme nous l’entendons aujourd’hui.

Faire ma généalogie c’est ma façon de leur rendre hommage.

Pendant une des sessions de RootsTech, il a été dit

Ce que nous faisons aujourd’hui est la généalogie de demain.

Cette phrase m’a marquée. A l’heure du tout numérique, du projet européen d’anonymiser les archives (1), que léguons-nous aux générations futures ?

Je n’ai pas de réponse.

En tout cas, plus j’avance dans ma généalogie, et en âge ;-), plus je réalise que pour bien pousser, un arbre doit avoir les racines bien plantées et la tête tournée vers le soleil.

C’est que m’a appris la généalogie, et c’est ce que je lègue à ma fille.

 

(1) Association des Archivistes Français, Au nom du droit à l’oubli, quel patrimoine pour l’Europe de demain ?, consulté le 29/03/2013 à l’adresse http://www.archivistes.org/Au-nom-du-droit-a-l-oubli-quel

photo credit: John Carleton via photopin cc

 

Commentaire (6)

  • Elodée| 8 avril 2013

    Cela permet de rester humble : je crois que certains feraient bien d'en prendre de la graine !

  • Sébastien| 8 avril 2013

    Mes aïeux! J&#39;adore cette chanson tant pour son message sur la simplicité volontaire que pour cet hommage aux générations précédents !<br />Je pense également à ces situations terribles qu&#39;ils ont du vivre, mais également aux moments de joie ou de plaisirs simples… Chose que l&#39;on oublie de plus en plus aujourd&#39;hui au profit de la société de consommation. Finalement, je me

  • Odile| 8 avril 2013

    Absolument d&#39;accord Sophie, les racines, nos racines, nous sont indispensables. J&#39;ai été stupéfaite la semaine dernière quand une psychologue, pourtant très bonne amie, m&#39;a dit en riant qu&#39;elle admirait mon travail, mais que ça ne servait strictement à rien !! Nous sommes des &quot;passeurs&quot;, ce qui transmettent dans une famille. Il en faut au moins un ou une ! Je suis ravie,

  • Catherine C.| 8 avril 2013

    Merci pour votre article et surtout pour la chanson &quot;Dégénérations&quot; de mes Aïeux !<br />Nous l&#39;avons apprise avec notre Ensemble Vocal, il y a … 10 ans, avant de faire un voyage-échange au Québec.<br />Je l&#39;adorais, pour le rythme et pour les paroles, car j&#39;ai une ascendance en Corrèze, du côté des parents de mon Gd-Père.<br /><br />Quelques années plus tard, mon père est

  • Brigitte S| 8 avril 2013

    J&#39;ai le même ressenti, quand j&#39;ai envie de me plaindre, je pense à ce que ceux qui m&#39;ont précédée ont vécu et je relativise.

  • Bruno Rivet| 8 avril 2013

    Et moi qui pensais avoir des erreurs avec des n° 80387 à la 17e génération 😉

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