Généalogie et internet : amis ou ennemis ?

Si Internet a permis un développement de l’activité et a encouragé de nombreuses personnes à se lancer dans l’aventure généalogique, d’un autre côté des comportements qui pourraient être qualifiés de déviants sont apparus, au grand damne des puristes.

 

En conclusion de la série d’articles sur la Généalogie 2.0, je vous recommande un article paru sur le blog Olive Tree Genealogy [eng] : Internet Genealogy friend or foe ?

Je partage l’avis de Lorinne Mc Ginnis quant à l’apport d’Internet à la généalogie.

 

Internet a permis de réduire les distances géographiques, c’est pour cela qu’il est utile aux généalogistes :

  1. Grâce aux différents sites en ligne (GeneanetGenealogie.comFacebook, …) il est plus aisé aujourd’hui de (re)trouver des cousins éloignés ou d’en rencontrer de nouveaux.
  2. Il est possible d’accéder à des dizaines d’archives de chez soi. Il n’est plus nécessaire d’attendre d’être en vacances ou de devoir économiser pour s’offrir un voyage au pays des Archives.
  3. Cet accès aux Archives en ligne facilite l’accès à la généalogie. Beaucoup de nouveaux généalogistes se sentent plus à l’aise pour commencer leurs recherches. En outre, les différentes ressources en ligne à leur disposition les guident dans ces premiers pas.
  4. Comme cité au point 2, il n’est plus nécessaire d’attendre une opportunité pour se rendre dans le hameau où était la ferme du trisaïeul. Les outils en ligne (Google MapsGoogle StreetsGeoportail) permettent de visualiser où vivait un ancêtre.
  5. Outre les Archives, Internet permet de consulter et/ou d’accéder à des centaines de documents en ligne (Google BooksGallica)

Nous venons de le voir, il y a différentes bonnes raisons d’utiliser Internet pour établir sa généalogie.

Néanmoins, le développement rapide d’Internet a aussi apporté de mauvais côtés. Les généalogies erronées, les recherches non ou mal documentées se diffusent ainsi à grande échelle.

  1. Une généalogie de consommation se développe : le généalogiste n’est intéressé que par les dates, il n’a qu’un seul objectif en vue : amasser le plus d’ancêtres possible, le reste est ignoré.
  2. Cette soif entraîne la propagation de généalogies erronées : seules les dates et les noms sont relevés, les sources ne sont pas vérifiées.
  3. Des arbres sont pillés, sans remerciements ou citation de l’auteur  (voir aussi Un copyright généalogique ? par Alexis Amand, publié le 28/11/2011)
  4. Un public croissant pense que sa généalogie existe quelque part, pré-fabriquée, et qu’elle n’attend que lui  (voir aussi 40 Ans de public aux Archives, par Stéphane Cosson, publié le 8 mars 2012)

Ne boudez pas votre plaisir, partez à la recherche de nouvelles sources, de nouvelles informations, mais faites vous comme règle d’or de toujours vérifier ce que vous trouvez. Vous êtes un chercheur et comme tout chercheur vous devez documenter vos résultats.

Enfin, la généalogie en ligne n’est pas une fin en soi, il est important de consulter les archives physiques et, lorsque c’est possible, de se rendre sur place pour s’imprégner de l’environnement qu’ont pu connaître vos ancêtres.

Si vous suivez ce blog, vous savez que je fais partie des « généalo-geeks », que je suis toujours à l’affût de la dernière ressource en ligne qui pourra m’aider dans mes recherches. Internet a apporté un confort aux généalogistes : des recherches facilitées, des échanges fructueux avec d’autres chercheurs, des ressources pour documenter son histoire familiale, …, et bien que j’encourage tout généalogiste que je rencontre à investir la toile, je réalise, comme Lorrine Mc Gillis, que des aspects négatifs se développent de plus en plus et cette perspective ne me plaît pas.

Tout comme les réseaux sociaux, Internet est ce que l’on en fait, l’ignorer serait un tort, tout comme lui faire aveuglément confiance. Qu’en pensez-vous ?

 

Image: Idea go / FreeDigitalPhotos.net