L’hôpital hospice de Mirecourt

L’hôpital de Mirecourt, avec son hospice, est une institution qui rythme la ville depuis le 14 septembre 1455, date de l’acte de fondation. Quelques deux cents plus tard, il fut réorganisé par le duc Léopold, qui mit à sa tête une commission administrative à laquelle il participait ainsi que les trois ordres.

 

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L’hôpital avait trois fonctions. Il s’occupait bien sûr des malades, mais aussi des pauvres plus ou moins valides, et des enfants abandonnés. C’était un hospice au sens moderne. De fait, pour s’occuper des pauvres, les bourgeois de la ville se servaient des caisses de l’hôpital pour administrer l’aumône. Parmi les évolutions apportées par le duc Léopold, il faut retenir la création d’une taxe des pauvres qui fut payée par les personnes les plus aisées de Mirecourt.

 

Mes ancêtres et l’hospice civil

A l’heure à laquelle j’écris ces lignes, sur 19 ancêtres en ligne directe décédés à Mirecourt, 8 moururent à l’hospice, entre 1818 et 1901. Les actes de sépultures ne précisent pas le lieu du décès, mais il est fort possible que certains de mes ancêtres morts avant la Révolution, décédèrent à l’hospice.

 

L’hôpital / hospice était géré depuis 1700 par les Sœurs Saint-Charles. Elles étaient au nombre de douze, plus cinq autres qui allaient soigner les malades en ville.

Les textes rapportent qu’à la fin du 18e siècle, la journée à l’hospice était réglée entre les exercices religieux, les repas, le travail et la récréation. Le premier déjeuner était à 6 ou 7 heures du matin (selon la saison) et ne se composait que d’une tranche de pain, puis venait le second déjeuner à 10 heures, le goûter à 15 heures et enfin, le souper à 18 heures.

Comme nous l’avons vu dans le billet sur les dentellières de Mirecourt, les vieillards travaillaient pour l’hospice, leurs travaux étaient vendus au profit de l’établissement. Ainsi en 1890, le budget des recettes comptait 5 000 francs du travail des vieillards et des enfants, sur un budget global de 48 000 francs, soit 10 % des recettes. A cette même période, l’hospice comptait 55 vieillards, 25 hommes – 30 femmes, et s’occupait de 50 orphelins.

 

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Quelle fut exactement la fin de vie de Marguerite, Cécile, Joseph, Charles ou Catherine ? Fut-elle comme l’atteste les textes, rythmée par le son des cloches, les prières et le travail ? Dans quelles conditions ? Sachant que le premier repas de la journée n’était qu’une tranche de pain, je m’interroge sur le reste.

 

Sources

Bulletin du Comité des travaux historiques et scientifiques. Section des sciences économiques et sociales (Paris : 1894), 73

Charles Guyot, L’hôpital de Mirecourt (Nancy : 1893)

 

 

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