Portraits de généablogueurs : Châteauneuf et Jumilhac

Ouvrir un blog comme un carnet de trouvailles sur ses ancêtres. Mener de front trois recherches généalogiques dont une descendante, il y a souvent matière à partager les découvertes !

 

La Gazette reçoit François, du blog Châteauneuf et Jumilhac.

  • Situation géographique : j’habite à Paris, dans le 10e arrondissement, mais je suis originaire du Mans (Sarthe). 
  • Secteurs géographiques des recherches : mes secteurs de recherche sont finalement très variés, ce qui apporte de la diversité à ma généalogie. Il s’agit en gros d’un croissant entre la Dordogne/Limousin, le Berry et l’Ouest (Sarthe, Mayenne, Maine-et-Loire). Pour la branche de ma troisième grand-mère, il y a également Lyon et la Côte d’Or. Beaucoup de membres de ma famille ont vécu ou sont originaires de Paris. J’ai été surpris de voir qu’il s’agit de la 6e ville la plus citée dans mon arbre généalogique. 
  • Matériel : j’utilise un MacBook Pro où est installé mon logiciel Heredis 2014, un iPad Mini pour les photos quand je vais en centre d’archives ou que je vais visiter des villages ou des églises. Lorsque je fais des recherches sur un branche, je fais une liste sur le logiciel Pages de mon ordinateur pour ne pas me perdre et ne pas oublier de branches. C’est aussi avec ce logiciel que je fais des fiches généalogiques sur chaque famille de mon arbre qui sont très appréciées par ma famille car elles permettent de résumer de façon plus parlante qu’un arbre l’histoire d’une famille. 
  • Depuis quand ton blog est en ligne ? Mon blog est en ligne depuis janvier 2013. J’avais auparavant fait un Tumblr que j’ai effacé depuis. Je préfère le format blog qui permet d’échanger avec d’autres généalogiques, historiens ou éventuels cousins. Ma famille suit par intermittence les billets grâce à une page Facebook privée où je partage mes articles. 
  • Pourquoi avoir ouvert un blog de généalogie ? J’ai ouvert un blog de généalogie car je trouvais triste de bondir de joie ou d’étonnement derrière mon ordinaire devant telle ou telle situation insolite sans le faire partager à mes proches. Le format blog est plus pratique pour communiquer rapidement et à tout le monde simultanément telle ou telle trouvaille. 
  • Quels sujets abordes-tu sur le blog ? Comme j’ai un métier à côté et que la généalogie est seulement un hobby, je rédige (assez rapidement) des articles consacrés aux découvertes historiques liées aux membres de ma famille. Je fais une sorte de triple projet généalogique : l’ascendance de ma nièce, la descendance le plus exhaustive possible de nos ancêtres, et l’ascendance de ma troisième grand-mère. Des histoires concernant ces trois familles sont présentes sur mon blog.  
  • Recherche généalogique ou projet en cours ? J’aimerai vraiment reconstituer le parcours de mes deux arrières-grand-pères : Pierre Marie Joseph Frémeau et Baptiste Desveaux durant la Première Guerre mondiale sous la forme d’une publication papier pour ma famille. Malheureusement, pour le second, j’attends que les Archives Départementales de la Charente numérisent les registres de matricule. Pour le premier, je pense m’y atteler cette année. On le disait seulement boulanger pendant la guerre, la lecture de son matricule révèle une activité plus fournie que ce que l’on aurait pu croire. 

Quels sont les logiciels, applications, outils que tu utilises pour tes recherches ?

Principalement le logiciel Heredis 2014 qui est très bien fait (notamment pour voir d’un coup d’oeil les liens de parenté (oncles, cousins, etc.) et Geneanet qui me permet d’entrer fréquemment en relation avec des cousins qui peuvent m’aider à débloquer des branches.

A quoi ressemble ton bureau ? 

 

 
 

Comme je suis très pris par mon métier, mon « bureau » est … mon lit : avant de partir au boulot, ou le soir avant de me coucher. C’est le moment où je fais ma généalogie pour me changer les idées.

 

Quel est ton outil préféré pour organiser tes recherches ?  

Tout simplement mon logiciel Heredis. Je rédige également une chronique familiale sous forme de généalogie descendante pour chaque branche de ma famille. Ces chroniques m’ont permis d’y voir plus clair dans certaines familles, de détecter des manques dans mon arbre, et de voir l’évolution d’une même famille à travers l’histoire.

 

Quel est ton site préféré pour ton histoire familiale ? 

Gallica est une mine d’or. J’y accède souvent par le moteur de recherche de Geneanet qui est bien plus précis pour retrouver un document (Journal Officiel, nobiliaire, etc.) sur un ancêtre précis. C’est un formidable accès à des millions de documents jadis réservés à des chercheurs parisiens et que nous pouvons tous consulter depuis chez nous.

Sinon, le site vieuxmetiers.org qui m’a sauvé la vie plus d’une fois face à un métier étrange que je ne comprenais pas.

Enfin, tout simplement Wikipedia qui m’aide pour les anciens noms de commune ou des lieux dits. C’est grâce à l’encyclopédie collaborative que j’ai pu débloquer quelques situations généalogiques. J’y contribue en mettant des anecdotes trouvées dans les registres sur tel ou tel village ou des photos d’églises de petits villages (où personne ne va à part un généalogiste passionné avec son iPad) pour illustrer les fiches Wikipedia.

 

Un rêve généalogique ?

Organiser une cousinade avec tous les descendants de la famille Frémeau, et surtout (quand les AD du Cher auront mis en ligne les registres anciens de Villecelin), trouver l’origine géographique de la famille Frémeau dont il n’y a que deux souches en France (Nord et Cher). Étymologiquement, le nom est germanique et je me demande si les deux souches n’auraient pas la même origine au départ.

 

Quel est le projet généalogique que tu comptes réaliser d’ici un an ?

Le parcours militaire de mes deux arrières-grands-pères.

 

As-tu une astuce / un conseil à partager ?

Ne jamais abandonner quand on croit rencontrer une impasse dans notre généalogie. Parfois, la solution apparaît toute seule quelques années plus tard, soit qu’elle était sous notre nez, soit qu’un indice apparaisse dans un registre, sur un arbre en ligne, qui nous fait soudainement retrouver le fil. C’est vraiment la partie la plus passionnante de la généalogie : l’enquête !