Cauchemar de généalogiste : du cauchemar au rêve..

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Durant tout l’été, je vais vous plonger dans vos pires cauchemars de généalogistes. La généalogie n’est pas un long fleuve tranquille. Ils sont là, ils attendent patiemment le moment opportun pour surgir. Ils ont le pouvoir de ralentir vos recherches ou de tout arrêter. Heureusement, avec de la patience et de la pratique, il est possible de dompter ces cauchemars monstrueux.

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©DreamWorks

Du cauchemar au rêve : la sérendipité

Durant tout l’été, je vous ai emmené revisiter vos pires cauchemars de généalogiste. Vous avez été nombreux à partager vos astuces sur le blog ou les réseaux sociaux pour pouvoir y faire face. Si vous découvrez seulement aujourd’hui la série, vous pouvez retrouver les articles précédents en cliquant sur ce lien.

Pour ce dernier épisode, pas de cauchemar, mais la solution ultime pour y faire face : la sérendipité.

La sérendipité : quésaco ?

Inventé au 18e siècle par un auteur britannique, ce mot est attesté dans la langue française à partir de 1953.

Le Larousse définit la sérendipité comme la “Capacité, art de faire une découverte, scientifique notamment, par hasard ; la découverte ainsi faite.” Personnellement, je préfère l’interprétation américaine selon laquelle la sérendipité est “une rencontre ou une découverte heureuse imprévue” (Wikipédia). Car c’est bien ce dont il s’agit en généalogie. Nous faisons souvent face à nos cauchemars de généalogiste grâce à une découverte heureuse et imprévue.

Tête de généalogiste découvrant ce qu’il ne cherchait pas.

L’art de trouver sans chercher

Car il s’agit bien de cela : l’art de trouver sans chercher. C’est le cœur même de la sérendipité, surtout en généalogie. Ne vous est-il jamais arrivé de tourner les pages d’un registre par curiosité et de découvrir sur la page juste avant l’acte que vous recherchiez, le décès de l’arrière-grand-mère Ursule que vous n’arriviez pas à localiser ? Voilà pourquoi il faut être curieux.

Les registres en ligne, c’est bien, les indexations, c’est encore mieux, mais la curiosité reste et sera toujours la meilleure astuce du généalogiste. Allez droit au but et lorsque vous avez trouvé ce que vous cherchiez, musardez, flânez. Sans lire les actes dans leur entier, concentrez-vous sur les noms, les signatures.

Il y a quelques années, dans le cadre d’une recherche pour un client, je m’étais rendue aux Archives nationales pour consulter une contestation de testament. La fille du défunt contestait les dispositions du testament. Le document était succinct et, malheureusement, ne m’apportait pas plus de réponses que je n’en avais déjà. Les documents notariés, comme certains registres d’état-civil sont des œuvres d’art du recyclage. Une vieille feuille, une vieille affiche retournée, et hop, cela fait une chemise pour classer les documents. C’était le cas pour les papiers de ce notaire. Je m’attarde toujours sur ces documents. Dans le cas présent, il s’agit du brouillon de la contestation, avec tout le détail des récriminations de la demoiselle. La sérendipité est passée par là. J’ai pu comprendre pourquoi elle contestait, et éclaircir certains points cruciaux dans cette histoire familiale.

La sérendipité peut arriver au moment où vous vous y attendez le moins. Nathalie a récemment publié un billet sur le sujet, Des épines et du hasard. Un beau cas de sérendipité.

Une question de patience

Pourquoi la sérendipité fonctionne bien en généalogie ? Parce que dans un cas comme dans l’autre, il est question de patience.

Si vous précipitez vos recherches, vous risquez de vous tromper, de partir sur de fausses pistes. Si vous précipitez votre lecture des documents, vous risquez de manquer votre rendez-vous avec la sérendipité et de passer à côté de cet acte tant recherché.

À l’heure du zapping, de l’hyper-performance, prenez le temps d’être à contre-courant. Acceptez de progresser lentement. Savourez vos recherches. Vos rencontres n’en seront que plus belles.

Commentaire (2)

  • venarbol| 28 août 2018

    Merci Sophie pour la mention de mon article ! Je confirme : “tout vient à point pour qui sait attendre”…

  • HERROU Bernard| 26 août 2018

    Bonjour à toutes et à tous,

    Parmi les obstacles auxquels nous nous heurtons, ce sont les documents trop abîmés, qu’il est impossible de consulter, suite au refus des archivistes, aux quels, il n’est pas donner les moyens financiers pour les restaurer et les numériser et ensuite les mettre en ligne sur les sites des A.D. Or il existe un moyen de le faire, c’est de lancer une souscription Nationale et Internationale auprès des Entreprises Industrielles et Commerciales, des Banques et des Particuliers. En Janvier 2011, 3 sages d’Europeana (Secteur Culture de l’Union Européenne),Maurice Lévy, P.D.G à l’époque de Publicis, Élisabeth NISSEMANN, Présidente de la Bibliothèque Nationale Allemande, Jacques DE DECKER ,Écrivain et Homme de Théâtre (Belgique) ont remis un Rapport intitulé pour “Une Nouvelle Renaissance”, dans lequel, il est fait une estimation pour la numérisation et la mise en ligne des Collections des Bibliothèques, Collections des Musées, Archives Nationales (et Départementales pour la France), Archives Audiovisuelles. Le Coût a été estimé à 100 Milliards d’Euros pour l’ensemble des 28 Pays de l’Union Européenne, soit 206,68 € par habitant de l’U.E..
    Mais les Gouvernements Français qui se sont succédé depuis 12 ans, n’ont pas réagi, voir n’ont pas répondu, à la demande de lancer une souscription pour mettre en application, le contenu du Rapport “Une Nouvelle Renaissance”, ce qui dénote de leur part une inconscience criminelle, qu’ il faut dénoncer.

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