ChallengeAZ Défis généalogiques

#ChallengeAZ : A comme Archives

1 juin 2015

Tout au long de ce challengeAZ, je vais vous faire partager mon quotidien, rythmé par la généalogie. Côté pile, la généalogiste professionnelle, côté face, la généalogiste amateure face à ses ancêtres.

A comme Archives

Rien de bien original, et pourtant…

La mise en ligne des fonds d’Archives, état civil, registres matricules, cadastres, etc. a permis un essor important de la généalogie, et de nos généalogies. Le temps où il fallait attendre le retour du courrier, les vacances pour aller frapper aux portes des mairies, nous semble loin.  Aujourd’hui, quel que que soit le jour, quelle que soit l’heure, nous nous connectons sur notre site d’Archives départementales préféré, et remontons plusieurs générations en quelques clics (ou pas 😉 )

Mais il manque quelque chose que le Wifi ne peut nous apporter.

La fébrilité !

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Que se cache-t-il dans ce carton ?

Se déplacer en Archives, c’est toucher un instant de vie de nos ancêtres. J’aime l’attente entre la commande du carton et l’ouverture de cette boîte magique. Mille questions traversent mon esprit : vais-je y trouver ce que je suis venue chercher ? Vais-je avoir une surprise ? Que vais-je découvrir d’autre ? Où cela va-t-il m’emmener ? En attendant le moment où mon numéro s’affichera, ou celui ou le président de salle me fera signe, je regarde mes notes. Est-ce que j’ai oublié quelque chose ? mon carton est là ? est-ce que j’ai bien noté la cote dans ma fiche de recherches ? mon carton est là ?

Enfin, le moment tant attendu…

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J’ouvre le carton avec précautions. Devant moi, un siècle, deux, voire plus, me contemplent. Je les respecte. L’impatience cède la place à la découverte. Je prends mon temps, tourne les feuilles une à une. Je lis. Je m’émerveille. Emerveillement d’avoir entre les mains des documents aussi vieux, émerveillement qu’ils aient traversé le temps et ses péripéties. Je remercie intérieurement tous ceux qui ont oeuvré et qui oeuvrent pour leur sauvegarde.

La généalogie nous apporte ces instants de frissons. Etre généalogiste professionnelle me permet d’ajouter à ces instants ; grâce à mes clients, j’ai l’occasion d’accéder à des archives que je n’aurais pas consultées en travaillant sur ma seule généalogie.

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  1. J’ai expérimenté les “archives en vrai” il y a peu, et je n’ai qu’une envie : recommencer. Un peu compliqué car mes recherches sont éloignées de mon lieu de résidence, mais la généalogie nous fait déplacer des montagnes… j’en suis à planifier mes congés en conséquence, c’est grave docteur ? 😉
    Aller aux archives nous permet de donner corps à nos recherches : toucher le testament olographe d’une personne sur laquelle on travaille depuis des semaines, lire un inventaire après décès qui décrit de façon maniaque son logement et tout son contenu, caresser sa “vraie” signature” en bas d’un contrat… ça frôle le fétichisme, mais c’est en effet d’une autre nature que l’information numérique. Et pourtant c’est la seconde, irremplaçable également, qui m’a menée à la première !
    Merci pour ce billet qui décrit si bien les émotions ressenties au milieu des vieux papiers.

    1. Merci Sylvaine pour votre commentaire. Ne vous inquiétez pas, planifier ses vacances en fonction des lieux généalogiques n’est qu’une étape normale du virus 😀

  2. c’est tout à fait ça. Même si le numérique nous fait gagner du temps rien ne vaut l’odeur et lz toucher des vieux documents 🙂

  3. C’est tout-à-fait ça, le frisson de la découverte du contenu du registre, c’est un truc que j’adore aussi (quand on a la chance d’avoir son registre :-)…) !
    Pour moi aussi, voir ces écritures anciennes, toucher le vieux papier, dénicher l’acte que je cherche au milieu d’une liasse de vieux papiers jaunis à manipuler avec précaution, ça apporte des émotions supplémentaires aux seules découvertes qu’on peut faire sur des registres sur Internet !

    Bon challenge !

  4. Très bel article qui relate ce que beaucoup d’entre nous ressentons dans la salle de lecture.
    Malheureusement et grâce à Dieu, les curés ariégeois de la vallée de Massat n’indiquent pas la filiation des mariés, il faut donc se plonger dans les archives notariales et ne pas se contenter des données mises en ligne très récemment ! Un bonheur mais aussi un travail de moine non plus copiste mais photographe !

    1. Merci Catherine.
      Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, le manque d’un registre nous pousse à explorer des itinéraires bis, qui nous font également découvrir des pépites…avec beaucoup de patience !

  5. Nostalgie du temps où rien n’était en ligne. Je me souviens notamment de l’arrivée en salle de lecture sur un chariot d’un volume regroupant toutes les TD du canton pour la commune que j’avais demandée. Le dit volume
    n’était pas loin des 50cm d’épaisseur !

  6. Je n’ai pas encore mis les pieds aux archives dans le cadre de mes recherches généalogiques mais j’ai déjà consulté dans un autre cadre (recherches historiques sur la résistance de mon village natal entre autres). Pour moi, il ne s’agit pas trop de fébrilité mais plutôt de trac ou de stress.

    1. C’est vrai que le stress est là aussi, face à ces vieux documents, la peur de les abîmer faisant augmenter les battements du coeur. Mais la fébrilité est bien là, du moins pour moi 😉

  7. Bonjour Sophie,

    Je ne connais pas encore cette “fébrilité” de la recherche en archives car il faut pour cela effectivement prendre des vacances car pour ma part, les archives ne sont pas proches de mon domicile. Un jour, je sauterai le pas …

    Eline

    1. Bonjour Eline,
      Ce jour viendra, et vous comprendrez 😉 En attendant, pourquoi ne pas faire un tour aux Archives municipales ?

  8. Bonjour Sophie,

    Tu as bien raison, rien ne vaut la fébrilité lorsque l’on ouvre un registre et que l’on hume le papier (sauf quand on est allergique à la poussière…), que l’on passe délicatement le doigt sur le papier ancien… bref, un plaisir infini.

    De plus, les dépôts d’archives sont l’occasion d’avoir accès à des documents qui ne seront jamais numérisés (ou pas avant plusieurs décennies) et donc d’étoffer la vie de nos ancêtres.

    Merci pour ce challenge, Sophie, et bon courage à toi !

    A bientôt,
    Thomas de Sacrés Ancêtres!

    1. Merci Thomas pour ton commentaire. Il est vrai que j’ai eu quelque fois, le nez qui me chatouillait à cause de cette poussière. Mais, c’est la seule allergie que je supporte avec le sourire !
      Bon challenge à toi aussi.

  9. Bonjour Sophie,

    Aucune technologie ne pourra en effet remplacer les frissons ressentis lors de nos recherches. Au-delà même de ces émotions devant un carton d’archives, rien ne remplacera non plus le témoignage d’anciens et la rencontre avec des cousin-e-s jusqu’alors inconnu-e-s…

    Moi qui vais bientôt me lancer en tant que généalogiste pro, la complémentarité que tu décris Sophie me parle !

    Au plaisir de te lire à nouveau,

    Bon challenge !

    Guillaume

    1. Du réel au virtuel, tu le décris parfaitement Guillaume. Tout d’un coup, nous nous faisons tout petit face à une liasse de documents.
      Je te souhaite plein de belles découvertes dans ta nouvelle activité.
      Bon challenge !

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