Mort de Flash, une bonne nouvelle ?

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Pendant un mois, je partage avec vous mon journal : une année de généalogie. Entre contrats professionnels et recherche privée, découvrez les facettes de la généalogie. Aujourd’hui, je vais vous parler de la mort programmée de Flash player.

Sa mort est annoncée pour 2020. Les généalogistes commencent à s’inquiéter de sa disparition.

Qui est-il ? Quel est son usage ? Faut-il paniquer ? Enquête.

Flash, une technologie devenue obsolète

En 2017, la société Adobe annonçait la fin de Flash Player en 2020.

Cet outil, créé en 1995, permet de lire des vidéos ou d’accéder à des contenus interactifs, comme les visionneuses des services d’archives.

Pourquoi l’extension va disparaître.

La mort de Flash Player s’inscrit dans une évolution logique.

De nouvelles alternatives, plus légères, ont fait leur apparition, comme l’évolution du langage HTML en HTML 5. Ces technologies sont d’ailleurs supportées par les smartphones et tablettes, ce qui n’est pas le cas de Flash player.

Surtout, l’extension connait de sérieux problèmes de sécurité. À un point tel, qu’elle est régulièrement bloquée par les navigateurs web.

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Adobe Flash Player Installer by Chris Messina sur Flickr

Les généalogistes doivent-ils paniquer ?

Si Laurent Monpuet voit dans la mort de Flash, une bonne nouvelle pour les généalogistes, l’inquiétude commence néanmoins à monter dans les rangs.

Les navigateurs commencent déjà à bloquer l’extension et, selon les sites d’archives en ligne, cela devient problématique.

Si vous êtes utilisateur des archives départementales du Nord, vous avez été confronté à ce problème. Les archivistes conseillent cette marche à suivre pour pouvoir consulter les registres :

En tant qu’utilisateurs, nous nous agaçons de devoir autoriser l’extension à chaque utilisation, il ne faut pas oublier que les services d’archives travaillent activement à remplacer Flash Player.

Ainsi, les services des archives du Nord ont communiqué en septembre dernier sur le sujet :

Nous travaillons depuis des mois sur une refonte du site internet (service informatique, Archives, Société Naoned) afin de palier à cet arrêt de Flash-player et permettre la visualisation des images numérisées.

De leur côté, les archives départementales de l’Ille-et-Vilaine, doivent tester en début d’année 2020, une nouvelle version du site développée en HTML 5 et qui n’utiliserait plus Flash mais un autre lecteur. Sicem (développeur de Thot) livrera lors du premier semestre 2020 cette nouvelle version.

En conclusion, soyons patients et faisons confiance aux archivistes et aux éditeurs pour maintenir une continuité de service, voire nous surprendre avec des sites améliorés.

Merci à Jean-Yves Leclerc, conservateur du patrimoine aux archives d’Ille-et-Vilaine pour ses réponses.

Pour aller plus loin :

Vincent Hermann, Adobe enterrera Flash fin 2020, in Next Inpact, publié le 26 juillet 2017, https://www.nextinpact.com/news/104835-adobe-enterrera-flash-fin-2020.htm?r?skipua=1

Commentaire (3)

  • Mathieu| 15 novembre 2019

    Bonjour,

    Je lis beaucoup de mécontents sur cette annonce d’Adobe et les conséquences sur les sites des AD.

    Mais c’est oublier que cela fait plus de 10 ans que Flash® est considéré comme une technologie ennemie du web. Depuis la fin des années 2000, tout webmaster compétent — c’est-à-dire soucieux de respecter les standards d’interopérabilité qui ont rendu le web possible depuis l’origine — a supprimé Flash® de sa trousse à outils.

    Devoir refaire son site — ah non, pardon : son application — Flash® aujourd’hui, ce n’est que payer la dette technique causée par les erreurs de décision d’hier.

    Donc les AD qui se sont retrouvées avec du Flash® ne peuvent s’en prendre qu’à leurs prestataires et/ou conseillers. Celles qui envisagent de confier la mise à jour à nouveau à ces même prestataires devraient vérifier et revérifier qu’elles ne vont pas commettre le même genre d’erreur une seconde fois ! Car ça serait triste d’apprendre, dans quelques années, que la super-nouvelle-technologie-propriétaire-mais-jolie de tel ou tel éditeur n’est plus supportée à son tour et qu’il faudra repayer une mise à jour… Triste pour nous et le budget des AD ; mais peut-être pas pour les prestataires !

    Le web est fondé sur des standards et des principes d’interopérabilité. Tout écart participe à rompre le web, et se payera dans le futur. Méfions-nous donc des Flash, DRM, services de liens courts, services centralisés, des GAFAM, etc.

    J’espère donc, comme Laurent Monpuet, que les AD sauront saisir cette occasion pour faire des sites web respectueux des standards.

    Bonne journée.

  • Pierre BOITON| 15 novembre 2019

    Article diffusé sur liste Yahoo Genedauphine.
    Merci pour ces informations

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