Municipalité de La Bouëxière

La Bouëxière, challengeaz, généalogie, Ille-et-Vilaine, élections

À l’occasion du challengeAZ, je vous emmène, grâce aux actes notariés, sur les traces de mes ancêtres Saisdubreil, originaires de La Bouëxière en Ille-et-Vilaine. M comme Municipalité..


Municipalité. Une circonscription de terrein administrée par des Magistrats appelés Municipaux. Chaque Municipalité est plus ou moins étendue, a son ressort particulier [Dictionnaire de l’Académie française, 5ème édition, 1798]

Le travail que je vais vous présenter dans cet article est le résultat des recherches de Pierre Serrand, membre du CGE35.

Dans l’article sur les Doléances, j’ai commencé à vous parler de l’assemblée de paroisse qui s’est tenue en mars 1789 à La Bouëxière et à laquelle des membres des familles Saisdubreil ont participé.

Le 14 décembre 1789, l’Assemblée nationale décrète la création d’« une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne », ainsi que du poste de maire « Le chef de tout corps municipal portera le nom de maire »…

Le 29 janvier 1790, les députés bretons décident du partage de la province en cinq départements. Le 26 février suivant, l’Assemblée nationale arrête la division du royaume en départements. Le département de Rennes devient l’Ille-et-Vilaine.

La municipalité de La Bouëxière

En 1790, la municipalité se réunit pas moins de 48 fois, 53 fois l’année suivante. Un étude des délibérations montre une forte proportion des délibérations extra-ordinaires (enlèvement des armoiries et écussons sur les vitraux et bancs de l’église, formation de la garde nationale, etc.) sur les délibérations ordinaires (impôts, mesures de police générale, prise de connaissance des nouvelles lois, etc.). Ce nombre important de séances n’empêche pas les membres de la municipalités d’y être systématiquement présents.

Le 19 mai 1790, la municipalité défend à toute personne de chasser jusqu’au 1er septembre sur les terres d’autrui.

Le 4 juillet, l’enlèvement des bancs seigneuriaux est décidée.

Le 10 juillet, le conseil élève la somme pour l’acquisition des bien domaniaux et ecclésiastiques à 30 030 livres.

Les registres de la municipalité sont le reflet d’une société en mutation dont les premières actions sont d’effacer les traces d’une époque seigneuriale. Nous assistons également à la naissance d’un départements, avec ses districts et cantons, au fur et à mesure des démissions des membres au profit de nouvelles nominations dans le canton ou le département.

Lieu de rassemblement de l’assemblée, Archives Ille-et-Vilaine, 6 FI BOUEXIERE (LA)/1 – 828. La Bouëxière (I.-et-V.). L’église – 20e siècle, début

Les Saisdubreil et la municipalité de La Bouëxière

Il n’y a pas de membre des familles Saisdubreil dans la première municipalité. Toutefois, nous retrouvons Julien Saisdubreil dans la liste des égailleurs (trésoriers paroissiaux) et collecteurs d’impôts, nommés le 15 août 1790.

Le 21 novembre 1790, l’assemblée municipale procède à l’élection de deux officiers municipaux et six notables. Parmi les notables, nous notons la présence de Guillaume Saisdubreil.

Le 15 juillet 1791 a lieu le renouvellement de la municipalité. Parmi les sept notables élus, Pierre Saisdubreil du hameau de La Ribertière. Le conseil général de la commune compte donc trois Saisdubreil, Julien, Guillaume et Pierre.

Suite aux élections du 9 décembre 1792, Pierre Saisdubreil devient officier municipal. Julien fait toujours partie des notables à l’inverse de Guillaume. Nous voyons la nomination de Jean Saisdubreil.

L’étude des membres du conseil municipal nous permet de suivre également la vie des familles. Ainsi, le 16 juin 1794, Pierre Saisdubreil est démissionnaire en raison de sa parenté avec Guillaume Montigne, officier municipal. Pierre Saisdubreil est le cousin de l’épouse de Guillaume Montigne.

Cette étude de Pierre Serrand est passionnante. Je ne vous ai fait découvrir ici que quelques informations.

Si ce n’est déjà fait, je ne peux que vous recommander de vous pencher également sur les registres des communes et les études portant sur le sujet. Non seulement, vous pouvez y retrouver vos ancêtres, mais aussi vous aurez une source de contextualisation.


Commentaire (4)

  • Dominique Chadal| 16 novembre 2018

    Oui, les registres des communes sont vraiment passionnants pour qui s’intéresse à la vie de ses ancêtres et la période révolutionnaire est particulièrement riche de ce point de vue.

  • Florence MOUVAUX| 15 novembre 2018

    😀
    Je me suis fait avoir…
    Ce n’est pourtant pas la première fois que je vois des mots écrits différemment, notamment sur les documents que je consulte aux archives. :/

    Belle journée !
    Florence

  • Florence MOUVAUX| 15 novembre 2018

    Bonjour Sophie,

    Oupsss, je crois qu’une coquille s’est glissée dans ton dernier post (M du #ChallengeAZ).

    Ne serait-ce pas « terrain » au lieu de « terrein » ?
    Quelques terriens très terre à terre aurait vite fait de lire « tes reins » 😉

    Amicalement
    Florence

    • Sophie| 15 novembre 2018

      Bonjour Florence,

      Point de coquille 😉 Il s’agit de la définition telle qu’elle est écrite dans le dictionnaire cité. Comme quoi, le français est une langue bien vivante.

      Amitiés
      Sophie

  • Répondre

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.