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Comment j’utilise l’IA en généalogie

9 juillet 2024

L’histoire de l’intelligence artificielle (IA) remonte aux années 1940. Toutefois, c’est à partir de 2022 avec le lancement de ChatGPT 3.5 que l’IA entre dans nos vies. Souvent décriée, l’intelligence artificielle a également trouvé sa place dans la pratique de la généalogie. De l’indexation à la transcription, l’IA transforme notre manière de rechercher l’information. Dans cet article, je vais vous présenter comment l’IA est devenue mon assistante généalogique.

J’utilise l’intelligence artificielle de deux façons distinctes, la première étant dans le traitement de textes, la deuxième pour la recherche.

L’IA au service de la rédaction

Résumé de texte

Suite à mon passage de Heredis à MacFamilyTree, je reprends non seulement toutes les fiches, mais aussi, je repense comment je présente les informations. Ainsi, plutôt que de laisser de longues transcriptions de contrat de mariage associées à l’évènement et au média, je reprends le texte et demande à ChatGPT d’en faire un résumé selon un prompt (une instruction) précis.

Le prompt que j’utilise se présente ainsi : “Je vais te communiquer une transcription d’un contrat de mariage. À partir de ce texte, je veux que tu me présentes, sous forme de liste, les informations suivantes : date et lieu du contrat, nom du ou des notaires, informations concernant les futurs époux, informations concernant leurs parents, détail des apports de chacun des époux, autres détails concernant les dots, régime matrimonial, autres détails pertinents comme la mention d’autres actes, témoins.”

J’intègre ensuite le résumé dans la note de l’évènement, comme présente ci-dessous :

Résumé d'un contrat de mariage fait par l'IA. Le résumé est intégré dans la note de l'événement dans le logiciel MacFamilyTree
Résumé d’un contrat de mariage fait par l’IA.

Cette information est exportée avec le Gedcom et diffusée dans mon arbre en ligne.

Aide à la rédaction du blog

J’utilise également ChatGPT pour

  • rédiger les méta-descriptions des articles (nouveaux ou anciens)
  • me proposer des idées de titres pertinents
  • me proposer des plans alternatifs
  • m’aider à améliorer la rédaction en limitant les phrases longues et/ou passives.

Il n’est pas question ici que l’IA fasse le travail de rédaction à ma place. L’IA m’aide à améliorer et enrichir mon écrit. En effet, en lui demandant des plans alternatifs, j’ai pu compléter certains sujets avec des points auxquels je n’avais pas pensé.

L’IA, mon assistante de recherche

Que ce soit dans le cadre personnel ou professionnel, je complète mes recherches avec Perplexity. Là où des IA comme ChatGPT ou Gemini (l’IA de Google) me donnent des informations générales, sans sources, voire avec des informations erronées ou inventées, Perplexity cite ses sources, ce qui permet de vérifier la pertinence de l’information.

En outre, et c’est là où je trouve Perplexity intéressant, c’est qu’il va également puiser dans des sources universitaires. Ainsi, je découvre des publications, voire des sites, qui n’étaient pas apparu dans mes recherches préliminaires.

Il est également possible de poursuivre les recherches avec des questions complémentaires proposées par le chatbot. Dans ce cas toutefois, les réponses peuvent être les mêmes, mais reformulées.

Exemple de réponse, avec sources, données par l'IA Perplexity.
Exemple de réponse, avec sources, données par Perplexity.

Si vous choisissez de copier la réponse, Perplexity intègre les citations.

Perplexity a été développé selon 4 axes : la vitesse, l’utilité, la confiance, la cohérence (Eugène, M. (2024, 27 juin). L’ IA au service de la simplicité  : comment Perplexity AI a construit son outil. BDM. https://www.blogdumoderateur.com/ia-simplicite-perplexity-ai-construit-outil/).

Ces 4 axes ont rapidement fait de Perplexity mon assistant de recherches.


En conclusion, utilisée avec modération, l’IA peut devenir votre alliée dans vos recherches généalogiques.

Pour aller plus loin :

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  1. où est-il le bon vieux temps où l’on allait dans les mairies consulter les vieux grimoires ou aux AD ,ou parfois dans les sacristies quand il y avait encore des prêtres dans les paroisses

    1. Bonjour Lucien,

      Ce temps existe encore. Certains documents nécessitent un déplacement aux archives où autres lieux de conservation. Quant aux archives conservées dans les sacristies, remercions les archivistes qui les récupèrent et les préservent des destructions.
      L’utilisation de la technologie n’entraîne pas un arrêt des méthodes traditionnelles de recherches. Elle vient en complément, comme le sont les archives en ligne, les indexations, etc.

      1. a 87 ans je regrette surtout le temps où je pouvais me rendre dans ces lieux mais je suis heureux de pouvoir faire encore des recherches grace au net

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