Forum des archivistes

#aafsainte

Pendant un mois, je partage avec mon journal : une année de généalogie. Entre contrats professionnels et recherche privée, découvrez les facettes de la généalogie. Aujourd’hui, je vous emmène à Saint-Etienne pour le forum des archivistes.

Quand les archivistes tiennent forum

Le forum de Troyes, qui a eu lieu en 2016, était intitulé Bouillon de culture numérique. Beaucoup de questions tournaient autour des mises en ligne, des mises en avant numériques des archives, mais aussi de leur utilisation, de leur partage.

Dans une continuité que je qualifierai de logique, le forum de 2019 portait sur le thème Archives et transparence. Vous le savez bien, si vous ne pouvez obtenir un acte, ce n’est pas parce qu’il n’est pas disponible, c’est parce que l’archiviste vous le cache…

Une généalogiste chez les archivistes

Si vous me suivez régulièrement, vous savez que je milite depuis toujours pour une collaboration étroite entre archivistes et généalogistes.

Lorsque j’ai commencé la généalogie, c’était encore l’époque où l’archiviste était vu, et souvent à juste titre, comme le gardien du sépulcre, que seuls les initiés pouvaient ouvrir. Côté généalogiste ce n’était pas beaucoup mieux. Certains arrivaient en salle de lecture en terrain conquis, persuadés de mieux savoir que l’archiviste lui-même, d’où une méfiance réciproque.

Heureusement les temps ont changé ! Les généalogistes ne demandent qu’à apprendre, en voulant toujours plus, et les archivistes ne demandent qu’à partager, n’hésitant plus à mettre en avant leur(s) savoir(s).

Ma participation au forum des archivistes n’est pas une première. J’ai eu le plaisir de participer à l’édition précédente, qui se tenait non loin de chez moi, à Troyes. J’ai présenté aux archivistes présents, le challengeAZ et l’utilisation, toujours plus inventive que les généalogistes font des archives.

Cette année, j’ai eu l’honneur d’être membre du comité scientifique. Sous la présidence d’Antoine Messonnier, nous avons eu la lourde tâche de sélectionner les conférences qui ont constitué le programme des trois jours du forum.

Les trois axes de réflexion choisis étaient :

  • Quels sont les besoins de la société civile en matière d’archives ?
  • Comment l’archiviste donne-t-il accès aux archives ?
  • Le droit garantit-il l’équilibre entre la transparence et la protection des autres intérêts, particuliers ou général ?

En tant que généalogiste, cette expérience au seing d’un comité scientifique pluri-disciplinaire est une vraie chance. Elle permet de voir et repenser son approche aux archives au vu de l’expérience des uns et des autres. C’est aussi l’occasion de sortir de son quotidien, de ses habitudes de recherches, et de comprendre ce qui se fait ailleurs, de voir quelles sont les contraintes que nous, utilisateurs, choisissons souvent d’ignorer.

En plus d’animer la séance L’Archiviste se dévoile, j’ai pu, pendant ces trois jours, découvrir des archives vivantes, inscrites dans l’ère du temps, et de rencontrer des archivistes passionnés, cherchant comment toujours mieux valoriser non seulement leurs fonds, mais aussi leurs pratiques métiers

Encore une fois, je vous invite à quitter l’écran de votre ordinateur, à pousser les portes d’un service d’archives et à engager la conversation avec les archivistes présents. Interrogez les sur leurs fonds, demandez à être guidé dans votre recherche, demandez pourquoi vous ne pouvez pas accéder à tel ou tel document. Vous ne pourrez qu’en profiter.

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