Généalogie et ADN

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Pendant un mois, je partage avec vous mon journal : une année de généalogie. Entre contrats professionnels et recherche privée, découvrez les facettes de la généalogie. Aujourd’hui, je souhaite aborder le sujet de l’analyse ADN en généalogie.

La généalogie et l’ADN est un sujet que j’ai déjà abordé dans un précédent article, ADN et généalogie, une liaison dangereuse ? Pourquoi en reparler ? Parce que l’univers de l’ADN à des fins généalogiques évolue très vite et que le premier article a été publié en août 2018.

ADN et origines ethniques

La première preuve que le sujet est en constante évolution : les origines ethniques. Comme je l’écrivais il y a un an, les bases de données alimentées par les Français ne sont pas assez étendues pour affiner les origines ethniques. Toutefois, elles s’étoffent progressivement. En outre, les sociétés telles Ancestry ou MyHeritage améliorent leurs outils d’analyses. Ainsi, vous pouvez constater une variation dans vos origines ethniques.

En ce qui me concerne, en 2018, MyHeritage indiquait que mon ADN me renvoyait vers les îles britanniques, à 59 %, puis en péninsule ibérique et vers l’Italie et la Grèce.

En novembre 2019, mon ADN me situe à 75 % en Europe du Nord, avec toujours des origines provenant des îles britanniques, et à 25 % en Europe du Sud, entre l’Italie et la Grèce – exit la péninsule ibérique.

Compte-tenu que toute ma branche maternelle se situe en Bretagne, je ne suis pas surprise par le premier résultat. Quant à l’Italie et la Grèce ? J’ai quelques racines en Haute-Savoie …

Dans ce cas, quel est l’intérêt de faire une recherche ADN ?

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MyHeritage.fr [consulté le 31 octobre 2019]

Transformer une liste de cousins en une liste d’ancêtres

Je n’aborderai pas ici les questions de données personnelles (si le sujet vous intéresse, reportez-vous sur mon premier article cité plus haut), mais de l’intérêt d’une telle démarche.

Avant toute chose, je vous rappelle que l’analyse ADN à des fins “récréatives” n’est pas autorisée en France. J’ai fait cette analyse alors que j’étais à RootsTech à Salt Lake City.

Transformer une liste de cousins en une liste d’ancêtres. Voilà qui résume, selon moi, l’intérêt de l’analyse ADN en généalogie.

Cette citation est de Diahan Southard, spécialiste de l’analyse ADN appliquée en généalogie. Pour comprendre le fonctionnement, les tenants et aboutissants, je vous recommande son blog Your DNA Guide.

J’ai eu la chance d’assister à une de ses conférences, ainsi qu’à celles d’autres spécialistes, pendant RootsTech qui s’est tenu à Londres du 24 au 26 octobre dernier. Je reviendrais plus en détails dans un prochain billet sur cet événement.

De ces conférences, je retiens que l’analyse ADN est une source complémentaire à la recherche généalogique. Vous allez avoir une liste de correspondances, dont une partie deviendra une liste de cousins. À partir de cette liste, vous aurez alors un travail généalogique à effectuer pour trouver, et prouver le cousinage. C’est un long travail d’enquête qui vous attend.

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Je n’ai pas besoin de l’ADN pour trouver des cousins/ancêtres

Bien sûr, nous n’avons pas attendu l’analyse de notre ADN pour découvrir qui étaient nos ancêtres et trouver de nouveaux cousins. Toutefois, cela ouvre de nouveaux horizons. Il s’agit d’une évolution de la pratique généalogique que nous ne pouvons pas ignorer. La preuve ?

Les conférences portant sur l’ADN à RootsTech ont toutes fait salle comble. Le public était autant féminin que masculin, actif que retraité.

Il y a des points éthiques qu’il est important de ne pas ignorer. Les articles en français sont trop peu nombreux. Pour avoir un avis éclairé sur le sujet, je vous recommande les articles de Greg Wolf, ainsi que ceux de Brigitte, sur son blog Chroniques d’Antan. Elle publie depuis 2013 sur l’ADN et la généalogie. Si l’anglais n’est pas une barrière pour vous, outre le blog de Diahan Southard, je vous recommande les articles de Blaine Bettinger, The Genetic Genealogist, ou ceux de Roberta Estes, sur son blog DNAeXplained.

Crédit image : Image by Image by PublicDomainPictures from Pixabay

Commentaire (1)

  • Bessirard| 9 novembre 2019

    Oui pour le moment nous, francophones, manquons d’articles et de vidéos de qualité bien traduits en français sur les méthodes d’exploitation des résultats de tests ADN à des fins genealogiques. L’interdiction des tests en France ne va pas faciliter les choses.

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