Garde nationale

Saisdubreil, challengeAZ, ille-et-vilaine

À l’occasion du challengeAZ, je vous emmène, grâce aux archives, sur les traces de mes ancêtres Saisdubreil, originaires de La Bouëxière en Ille-et-Vilaine. G comme Garde nationale..

Garde nationale. Milice citoyenne créée en 1789 afin de maintenir l’ordre. Elle était chargée du maintien de l’ordre et de la défense militaire. Dans les campagnes, elle est organisée par cantons et districts, qui fournissent les effectifs d’un ou plusieurs bataillons de quatre compagnies. Dans les campagnes, les compagnies étaient composées de citoyens de communes voisines.

Le 17 juillet 1816, une ordonnance indique que la Garde nationale reste une obligation pour tous les hommes âgés de 20 à 60 ans. Les listes sont constituées par les conseils de recensement. La Garde nationale sera supprimée le 30 août 1871 par Adolphe Thiers.

Dès le 29 septembre 1789 une milice est organisée à Rennes. Selon Serge Bianchi, le département comptait en 1792, 35 000 gardes nationaux.

Les Gardes nationales en Ille-et-Vilaine le 14 juillet 1790. Source : Roger Dupuy, La Garde nationale et les débuts de la Révolution en Ille-et-Vilaine, p. 236.

Les Saisdubreil et la Garde nationale

Vous pouvez retrouver vos ancêtres ayant participé à la Garde nationale aux Archives départementales en sous-série 4R ou aux Archives municipales en sous-série 3H.

Je n’ai pas encore eu l’occasion de me plonger dans ces sources pour les Saisdubreil de La Bouëxière. Alors pourquoi est-ce que je vous en parle ? Parce que la sérendipité est passée par là…

En étudiant les recensements de population de la commune, j’ai découvert une liste ajoutée à la liste nominative de la population de l’année 1841. Il s’agit d’une liste établit par le maire, recensant les hommes mariés, veufs et les jeunes garçons, âgés de 20 à 35 ans, pour la mobilisation de la Garde nationale.

Parmi les hommes mariés, je retrouve

  • Jean Saisdubreil, époux d’Anne Bazillais. Les deux enfants mentionnés sont Pierre et Marie Louise.
  • Joseph Saisdubreil, frère de Jean, époux de Perrine BAZILLAIS, sœur d’Anne. Les deux enfants mentionnés sont Joseph et Anne-Marie

Il n’y a aucun Saisdubreil garçon (célibataire) de recensé.

Outre le fait que cette liste m’a permis d’identifier un mariage et deux enfants (pour Joseph), l’intérêt réside également pour la tenue de statistiques. En effet, pour qui s’intéresserait à la répartition démographique de la commune, ce recensement nous apprend qu’en 1841, pour une population globale de 2301 personnes recensées :

  • 94 sont des hommes mariés âgés de 20 à 35 ans, soit seulement 4% de la population
  • 159 sont des hommes célibataires âgés de 20 à 35 ans, soit 6.9% de la population

Pour une étude complète, il faudrait comparer avec la population féminine et les enfants.

Qui a dit que la généalogie n’était pas passionnante ?

Archives Municipales de Beaune. 3H 53
: Gravure colorisée représentant l’uniforme de la Garde Nationale des communes rurales en
grande tenue. (sd)

Sources et bibliographie

Bianchi, Serge. “Les gardes nationales en Ille-et-Vilaine et dans le sud de la Seine-et-Oise : bilans comparés”. Bianchi, Serge, et Roger Dupuy. La Garde nationale entre Nation et peuple en armes : Mythes et réalités, 1789-1871. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2006. (pp. 371-398) Web. <http://books.openedition.org/pur/16630>.

Bénédicte De La BROSSE, Vanessa MORE, Archives départementales de la Creuse, “Garde nationale et autres corps spéciaux”, Répertoire numérique <https://archives.creuse.fr/arkotheque/client/ad_creuse/_depot_arko/articles/276/4rgardenationaleetautrescorpsspeciaux.pdf>


Commentaire (2)

  • Sebastien | Marques Ordinaires| 8 novembre 2018

    Absolument passionnant effectivement !
    Comme quoi tout vient à point à qui sait attendre, avec un peu de sérendipité, et de chance 🙂
    Malheureusement, me concernant, la totalité des archives de la période révolutionnaire a été détruite en 1944 en Moselle.

    • Sophie| 8 novembre 2018

      Merci Sébastien pour ton commentaire. C’est effectivement une chance de trouver ce genre de document par hasard. Je comprends ton désarroi face à la destruction d’un pan d’histoire.

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