La généalogie en mode projet

Plus nous faisons de la généalogie, plus nous avons des envies, des projets de recherche. Comment faire pour les réaliser ? Découvrez mes astuces.

 

Vous l’avez peut-être déjà remarqué, mais lorsque vous vous attaquez à une recherche, non seulement, elle vous plonge dans une sorte de trou noir où le temps ne compte plus, mais aussi vous déclenche une véritable tempête de cerveau. Mais, parce qu’il y a un mais, comment tout réaliser ? Faut-il faire un / des choix ? Est-ce possible d’ailleurs ?

Je vous propose quelques astuces.

 

Notez tout

Ce n’est pas un secret, les listes sont LA solution à tout. Du moins, elles permettent de ne pas oublier cette idée brillante que vous avez eu en découvrant que le cousin issu de germain de votre arrière-arrière-arrière-arrière-grand-mère était fannelier.

Personnellement, je tiens dans Evernote une liste que j’ai appelée Généagogo. Pourquoi ce nom ? Parce que c’est une liste sans fin. Dès qu’une idée de recherche me vient, je la note. J’ai découpé cette liste en deux niveaux : les « petits » projets, et les projets sur le long terme.

 

Déterminez quel est le type de projet

Un petit projet sera une activité de généalogie que je peux faire en quelques minutes, comme nettoyer le fichier des sources ou des lieux dans Heredis, utiliser le suivi des recherches du logiciel pour vérifier qu’un individu ait tous les évènements renseignés, avec des sources, etc. Ces activités peuvent se réaliser en quinze minutes. J’essaye d’en faire une fois par jour. Même si ce n’est qu’une source corrigée, qu’un évènement ajouté à un ancêtre, c’est déjà une étape supplémentaire ajoutée à ma généalogie.

Un projet sur le long terme sera quelque chose qui me tiendra occupée pendant plusieurs mois, généralement un an. De quoi peut-il s’agir ? De tous ces projets mis de côté justement à cause de leur ampleur, du fait qu’ils me poussent aussi à sortir de ma zone de confort.

 

Gérez votre généalogie en mode projet

Si, comme moi, vous participez depuis quelques années au challengeAZ, vous cherchez peut-être comment vous renouveler, continuer à participer à l’aventure en ayant toujours ce goût de la découverte. À l’occasion de l’édition de 2016, j’ai eu envie d’autre chose. Je me suis donc lancée à la recherche de mon arrière-grand-père, Louis SIMARD. J’avais ce projet en tête depuis longtemps, mais je me trouvais toujours des raisons pour ne pas me lancer dans l’aventure.

En 2015, je me suis donc organisée pour mener les recherches, la rédaction et être prête pour le 1er juin 2016, date du début du challengeAZ.

 

Choisissez votre sujet

Cela semble une évidence. Toutefois, quand les idées se multiplient, il peut être difficile de faire un choix. Pour commencer, je vous recommande de faire le choix de la raison. Quel est le projet qui vous motive le plus ? Celui qui, vous le savez ne durera pas deux ans, mais peut-être réalisé sur une année ? Le projet pour lequel vous pouvez mener des recherches approfondies aisément, incluant des déplacements éventuels ?

Fixez une date de fin

Sans date de fin, pas de salut. Le challengeAZ est, pour moi, un excellent moteur. Je me fixe d’avoir terminé les recherches et, idéalement la rédaction pour le début du défi. C’est le moment de vérité. Celui où vous fixerez une date ni trop lointaine pour être sûr de la tenir, ni trop proche, pour ne pas avoir la pression de devoir finir à tout prix.

Posez vos envies, vos questions

Si vous choisissez d’aller au-delà de la généalogie d’un aïeul ou d’un ancêtre, mettez sur le papier toutes les questions que vous vous posez à son sujet, tout ce que vous voulez savoir. N’ayez aucune retenue.

Je commence donc par rédiger sa ligne de vie, puis je note toutes mes interrogations à son sujet, comme pour mon arrière-grand-père : comment est-il devenu cocher ? Quel était son niveau à l’école ? Quelle fut son enfance ? Avait-il refait sa vie ?

Organisez vos recherches

J’ai ensuite organisé ces questions. Le challengeAZ est très pratique pour cela, car il permet de s’organiser par ordre alphabétique, mais vous pouvez le faire chronologiquement. À partir de ces questions, j’ai regardé ce que je savais déjà, quelles étaient mes sources, et ce que je devais chercher. Cette organisation m’a permis de voir ce que je pouvais faire à distance, et ce qui me demanderait un déplacement (plus facilement organisable quand il est planifié à l’avance).

Prenons l’exemple de mon projet en cours, que je nommerais JBQ2018. Il s’agit de mon sujet d’études pour le prochain challengeAZ. Là encore, un sujet que je souhaitais depuis longtemps étudier.

Je commence par noter toutes les questions qui me viennent sur cet individu. Je les classe par ordre alphabétique, et note les sources à consulter. Puis, je remonte sa généalogie sur quatre générations. Pourquoi quatre et pas cinq ou six ? Parce que je m’intéresse à un sujet, et non à une famille, et que, pour être dans les délais que je me suis fixée, je ne souhaite pas remonter trop loin dans sa généalogie. Étudier quatre générations me permet déjà de voir s’il y a une évolution sociale dans un sens, comme dans l’autre. Je peux également découvrir des parcours intéressants, des alliances ou mésalliances, qui pourront être un sujet de rédaction de la biographie. Ainsi, dans le cas de ce projet de généalogie, j’ai découvert un employé des Fermes du Roy. Je note donc dans mon plan de recherches que je devrais me rendre aux Archives nationales.

Après avoir remonté les quatre générations, j’étudierai et rédigerai les sujets un par un. L’ordre alphabétique peut ne pas être respecté. Je peux avoir tous les éléments de la lettre I, et être en attente de compléments d’information pour la lettre F.

Planifiez vos recherches

Ici, la méthodologie peut varier. Vous pouvez choisir de mener toutes vos recherches puis de rédiger, ou de rédiger au fur et à mesure. Personnellement, je préfère travailler sur un sujet, avant de passer à un autre. Je mène donc les recherches, puis je rédige. Si cela demande un déplacement, je compile les recherches à mener.  Quel que soit votre choix, planifiez-les dans le temps. Je vous conseille de les inscrire dans votre agenda.

 

Pour mon projet de généalogie JBQ2018, le plan de recherches est prêt. J’ai commencé à étudier sa généalogie sur quatre générations. J’ai prévu de terminer cette recherche pour la fin du mois d’octobre. Chaque sujet d’étude a ainsi une date limite idéale de fin. Je précise idéale, car comme tout loisir, la généalogie passe à certains moments de la vie en second plan. Donc si le planning initial n’est pas tenu, ce n’est pas un drame.

 

Le trio gagnant

Ligne de vie (à laquelle j’associe des évènements locaux et nationaux), plan de recherches (qui me sert également de journal de recherches), et planification dans un agenda composent mon trio gagnant pour mener à terme mes projets de généalogie.

 

Pendant cette année de recherche, à compter de ce billet jusqu’au challengeAZ 2018, je posterai une fois par mois le suivi de mes recherches. Rendez-vous en novembre !