Généalogie, cette terre d’échanges et de partages

Les stéréotypes ont la vie dure. Ce ne sont pas les archivistes ou les bibliothécaires qui vont me démentir. Encore une fois, non le généalogiste n’est pas une personne âgée, aigrie, qui honnit Internet qui dévoile trop et les archivistes qui cachent tout, et par-dessus tout, qui considère que les individus de sa généalogie sont sa propriété. S’il existe quelques, rares, phénomènes de ce genre, le généalogiste est plutôt un être passionné, avide de découvertes, d’échanges et de partages. Vous en doutez ? C’est que vous n’avez pas suivi le #genealogie30 !

 

Qu’est-ce que le #genealogie30 ? Encore un de ces défis que les généalogistes aiment se lancer ! Il s’agissait plutôt dans ce cas, de passer le mois de juin en bonne compagnie, à défaut de transpirer au-dessus de son clavier pour publier à la dernière minute sa participation au challengeAZ. Car le challengeAZ a changé de case “horaire”. Cette année, il aura lieu au mois de novembre. Vous ne connaissez pas le challengeAZ ? Vous trouverez toutes les explications dans ce billet.

Tout ça ne vous dit pas ce qu’est le #genealogie30. Inspiré du #Archives30 lancé sur Twitter et largement suivi par la communauté des archivistes, j’ai adapté ce principe à la généalogie. Le but ? Échanger autour de sujets que nous ne partageons pas toujours, parler de nous, un peu, de nos ancêtres, beaucoup. Lorsque j’ai pensé à ce petit jeu, je me suis amusée à voir cela sous un angle différent, histoire de mettre la généalogie dans tous ses états.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la généalogie fut à la fête.

 

 

Beaucoup de généalogistes ont participé sur Twitter ou via leur blog (toutes leurs publications sont sur le magazine Geneaveille).

Qu’est-ce qu’un simple mot dièse a pu mettre en avant ?

#Genealogie30 a mis en avant la passion des généalogistes. Les échanges et les partages ont été au cœur du mois de juin. Fait rare, nous qui avons l’habitude de mettre en avant nos ancêtres, nous avons dévoilé un peu de nous. Un thème entraîne des dizaines de réponses, qui entraînent des réactions, des échanges, des idées, des envies.

Chaque jour, vous avez montré que la généalogie est riche, variée, qu’il n’y a pas une façon de faire, de vivre sa passion. Chacun a interprété à sa façon le thème du jour. Lorsque j’ai pensé au thème Tout petit, je pensais à ces noms, ces vies trop courtes, alors que certains ont pensé qu’il s’agissait de photos d’eux bébé. Pourquoi pas ? Après tout, ces photos feront un jour partie des archives familiales.

Nous nous sommes sentis moins seul le jour où nous avons partagé nos gribouillis. Gribouillis organisés, sur feuilles volantes, nous avons vu que d’autres partageaient notre organisation, et ça fait du bien.

Nous avons vu que les réseaux sociaux permettent également de retrouver des cousins. Il n’y a pas que Geneanet maintenant dans la boîte à outils du généalogiste, il y a aussi Twitter ou Facebook pour trouver des cousinages, nouveaux lieux d’échanges.

Sur ces trente jours, nous nous sommes tous rejoints, ou presque, sur l’envie folle. Partir à la rencontre de nos ancêtres est en tête de notre liste de souhaits. Les échanges, encore eux, sont au cœur de rêve.

#Genealogie30 nous a montré que nous avons tous des histoires à raconter.